LE DIRECT
La "Jungle" de Calais est le nom donné à un camp de migrants à Calais dans le nord de la France. Un partie du camp est en cendres après le passage des autorités pour son démantèlement

François Gemenne: "On croit à tort que la crise humanitaire est derrière nous, elle n’a jamais était aussi aiguë"

2 min
À retrouver dans l'émission

.

La "Jungle" de Calais est le nom donné à un camp de migrants à Calais dans le nord de la France. Un partie du camp est en cendres après le passage des autorités pour son démantèlement
La "Jungle" de Calais est le nom donné à un camp de migrants à Calais dans le nord de la France. Un partie du camp est en cendres après le passage des autorités pour son démantèlement Crédits : Jf Baecker / Hans Lucas - AFP

Calais cherche un nouveau souffle, constate le quotidien La Croix. Le journal catholique est allé à la rencontre des commerçants, des habitants, des réfugiés et des associations, un an après le démantèlement du camp de réfugiés de Calais. Car il y a tout juste un an, l’Etat transférait en quelques jours, 7.400 exilés de la "jungle" de Calais vers des centres d’accueil en régions. Résultat : la situation sur place est contrastée. Le tourisme et l’activité portuaire ont repris un peu de couleurs, les acteurs économiques notent une embellie mais, on peut lire dans ce reportage que, pour les centaines de réfugiés qui continuent d’affluer, la situation s’est en revanche nettement dégradée.

Selon l’Etat, 500 exilés sont présents dans le calaisis, 700 selon les ONG et entre 800 et 1100 selon la maire de Calais.

Alors que l’an dernier à la même époque ils étaient 8000, nous rappelle le journal. 40% sont Afghans, 35% Érythréens, 13 Éthiopiens et 7% Soudanais. Selon l’association "l’Auberge des migrants", Ils sont très, très jeunes : leur âge moyen est de 21 ans. 92,5% veulent demander l’asile en Angleterre. Et comme le raconte le quotidien L’Humanité, d’après "l’Office français de l’Immigration et de l’Intégration", 42% des exilés vivant dans la "jungle" de Calais et ayant demandé l’asile l’ont obtenu alors que 46% attendent toujours une décision définitive. D’après le chercheur en sciences politiques à l’Université de Liège, François Gemenne - interviewé dans l’Humanité - un an après le démantèlement, on peut, je cite« considérer que la situation est pire, par rapport à ce qu’était la "jungle". A Calais, dit-il, les conditions de vie et les Droits Humains, le droit à l’eau et à un toit, ne sont pas respectés à minima. La France est condamnée moralement, dénonce François Gemenne, à la fois par l’ONU, par le Défenseur des Droits et par le Conseil d’Etat. Les analyses du chercheur convergent vers le même point : "on croit à tort que la crise humanitaire est derrière nous, elle n’a jamais était aussi aiguë. Le phénomène migratoire est complexe, car il possède des dimensions aussi bien politiques, environnementales qu’économiques. Et, les trois s’influencent mutuellement".

L'équipe
Production

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......