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Bitcoin : monnaie du futur ou bulle sur le point d'éclater ?

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À retrouver dans l'émission

Ce mois-ci, Society publie un reportage sur une famille néerlandaise qui a décidé de vendre tout ce qu’elle possédait – maison, voitures, motos, et même les jouets des enfants – pour investir dans la nouvelle monnaie virtuelle.

Rappelons que le bitcoin est la première monnaie cryptographique lancée en 2009 au paroxysme de la crise financière par Satoshi Nakamoto. La gestion de cette monnaie échappe à tout contrôle étatique. Elle s’appuie pour cela sur une nouvelle technologie, le blockchain, qui permet d’échanger de la valeur de pair à pair, sans l’intermédiaire des banques notamment. 

Les Taihuttu, que le mensuel Society surnomme la "bitcoin family", vit depuis plusieurs mois dans la maisonnette d’un camping familial en attendant le « crypto-boom » qui leur permettrait de réaliser une plus-value. 

Surnommé l’or numérique, le bitcoin est considéré comme une version dématérialisée  de l’or ou de l’argent, donc comme une valeur refuge qui a vu son cours s’envoler. Un bitcoin vaut à ce jour 11657 € alors qu’il coûtait « un peu plus de 5000 euros fin octobre et 1039 euros au printemps ». 

Même si pour Didi Taihuttu, le père de cette famille néerlandaise, la décision de tout plaquer pour spéculer sur la monnaie virtuelle, n’a pas pour seul motif de s’enrichir. « Miser sur le bitcoin, dit il, ce n’est pas seulement spéculer. C’est aussi embrasser une révolution, faire partie d’une communauté et trouver un moyen de financer une vie débarrassée du désir de consommation et des contraintes du monde du travail ». Celui qui a retiré tout son argent de la banque est persuadé que les bitcoins seront la prochaine monnaie et prévoit un changement dans le système monétaire, comparable au changement apporté par Internet. 

Un constant nuancé dans le hors série de janvier d'Alternatives économiques. Dans les pages du mensuel, l’économiste Jacques Adda met en avant les avantages de cette monnaie qui s’affranchit de la monnaie d’Etat et « du risque arbitraire qu’il fait peser sur l’offre de monnaie, et donc sur sa valeur ». Cette monnaie sans l’intermédiaire des banques bénéficie également d’une économie énorme de moyens. 

Toutefois, pour l’économiste, « le bitcoin ne peut être considéré que comme une devise ou une niche spéculative de plus ». Jacques Adda ne croit pas en une future adhésion collective à cette monnaie dont la valeur reste instable. Il constate d’autre part « qu’on estime que les trois cinquième des unités bitcoin existantes sont dormantes et concentrées dans un très petit nombre de comptes virtuels, signe d’une activité principalement spéculative […] »

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