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Laurent Sourisseau, surnommé Riss à Paris le 26 novembre 2015.

Riss: "Ce procès a permis de comprendre les mécanismes de la construction de l’extrémisme religieux".

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Ce matin, il est question de Charlie Hebdo et des nouvelles menaces de mort reçues sur les réseaux sociaux - après la dernière "Une" de l’hebdomadaire, qui présente un Tariq Ramadan très lubrique proclamant "Je suis le 6ème pilier de l’islam". L’hebdomadaire satirique un dépôt de plainte.

Laurent Sourisseau, surnommé Riss à Paris le 26 novembre 2015.
Laurent Sourisseau, surnommé Riss à Paris le 26 novembre 2015. Crédits : JOEL SAGET / AFP - AFP

Dans Le Figaro, on peut lire l’interview de Riss, le directeur du journal satirique, qui vient de publier un grand format dans Charlie Hebdo, et qui s’apprête à sortir, jeudi 9 novembre, un hors-série de 48 pages sur le procès Merah, qu’il a suivi de bout en bout. Questionné sur les cinq semaines passées au Palais de Justice de Paris à croquer le procès d’Abdelkader Merah, le directeur de Charlie Hebdo note que "ce procès a permis de comprendre les mécanismes de la construction de l’extrémisme religieux".

"J’ai passé des semaines, dit-il, à écouter cette famille expliquer que l’Amérique et Israël tuaient leurs frères arabes, et qu’il fallait les venger. Ou que l’on devenait un élu de Dieu si on passait par la case prison".

Le dessinateur précise que s’il y a un procès en 2018 impliquant les réseaux à l’origine des attentats de janvier 2015, il sera forcément appelé en tant que témoin. "Le procès Merah m’aura préparé à cette confrontation, qui, je le sais d’avance, sera très difficile", rappelle-t-il. Concernant le fait d’être en permanence entouré de gardes du corps depuis 2015, Riss explique qu’aucun membre de l’équipe ne pourra plus jamais avancer sans avoir cette journée à l’esprit. Selon lui, vu de l’extérieur, le 7 janvier a une unité de lieu et de temps. Mais, constate-t-il, pour ceux qui étaient à l’intérieur des locaux de Charlie Hebdo, le temps et l’expérience n’ont pas été les mêmes. "Chacun d’entre nous a vécu quelque chose de très différent, selon l’endroit où il se trouvait. Pourtant, chacun s’est vu au centre du drame".

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