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 Les représentants de l'initiative citoyenne européenne contre le glyphosate, brandissent une banderole sur laquelle on peut lire 'Stop Glyphosat' lors d'une manifestation à Bruxelles, Belgique 23 Octobre 2017.

Clap de fin pour le glyphosate ?

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Ce matin, il est avant tout question du désherbant le plus vendu au monde, le glyphosate, devenu une véritable affaire d’États.

 Les représentants de l'initiative citoyenne européenne contre le glyphosate, brandissent une banderole sur laquelle on peut lire 'Stop Glyphosat' lors d'une manifestation à Bruxelles, Belgique 23 Octobre 2017.
Les représentants de l'initiative citoyenne européenne contre le glyphosate, brandissent une banderole sur laquelle on peut lire 'Stop Glyphosat' lors d'une manifestation à Bruxelles, Belgique 23 Octobre 2017. Crédits : OLIVER BECKHOFF / DPA - AFP

Le glyphosate affaire d’États car les États de l’Union Européenne votent ce mercredi pour renouveler ou non la licence de l’herbicide. "Glyphosate : la bataille qui fait rage en Europe" titre donc Le Figaro, qui rappelle que les scientifiques, les lobbyistes, les élus ainsi que les organisations non gouvernementales se déchirent depuis des mois sur la dangerosité du désherbant le plus vendu au monde. Le Parisien note que le couperet, ou un sursis, tombera aujourd’hui pour l’agent actif des pesticides et herbicides le plus utilisés, très fortement soupçonné de favoriser l’apparition de cancers chez l’homme. Le quotidien propose le témoignage d’Olivier Lainé, 60 ans, agriculteur en Normandie, qui est passé au 100% bio il y a dix ans. "En 1982, quand je me suis installé", dit-il, "le glyphosate était le produit miracle entre deux récoltes pour retrouver un sol vierge et débarrassé des mauvaises herbes". L’agriculteur explique avoir eu une prise de conscience grâce aux débats sur les OGM : "J’ai compris que l’argument biodégradable était bidon. Sans pesticide ni engrais chimique, je travaille la terre de façon différente, sans labourer et en la respectant en n’intervenant que de manière douce et naturelle jusqu’à huit centimètres au maximum dans le sol", affirme Olivier Lainé.

Il remarque que cela lui donne beaucoup plus de travail, et que son rendement est moindre. Mais qu’en revanche, il vend ses produits bio plus chers. Et surtout, souligne-t-il "ma terre ne meurt pas à petit feu".

Libération constate, de son côté, que cultiver sans pesticide, c’est possible, contrairement à ce que disent les industriels désireux "de préserver leur très juteux marché". Laurent Joffrin dans son éditorial de ce matin, constate que deux mondes s’affrontent : ceux de l’ancienne agriculture et de la nouvelle. Selon l’éditorialiste l’alliance de la technologie et de l’écologie offre une perspective inédite, crédible, soutenable, à la dispersion incontrôlée de substances dont chacun sait qu’elles nuisent à tous.

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