LE DIRECT
L'écrivain Jean d'Ormesson est décédé dans la nuit à l'âge de 92 ans, a annoncé sa fille le 5 décembre 2017.

"Je dirai malgré tout que cette vie fut belle"

2 min
À retrouver dans l'émission

Jean d’Ormesson est décédé hier à l’âge de 92 ans et la presse française lui rend un hommage unanime ce matin.

L'écrivain Jean d'Ormesson est décédé dans la nuit à l'âge de 92 ans, a annoncé sa fille le 5 décembre 2017.
L'écrivain Jean d'Ormesson est décédé dans la nuit à l'âge de 92 ans, a annoncé sa fille le 5 décembre 2017. Crédits : Martin BUREAU / AFP - AFP

"Au revoir et merci pour tout Jean d’O", titre Le Parisien ce matin.

"De tous les académiciens français, dont il était le plus ancien élu, c’était lui le plus vert. Et le plus rock à sa façon", estime Pierre Vavasseur qui nous rappelle également le patronyme de l’écrivain : Jean d’Ormesson, ou plutôt Jean, Bruno, Wladimir, François-de-Paule le Fêvre d’Ormesson pour faire court.

Guillaume Goubert, quant à lui considère qu’Aristocrate, académicien, homme de droite, ancien directeur du Figaro, Jean d’Ormesson avait toutes les qualités nécessaires pour ne pas faire l’unanimité, justement, et pourtant, note l’éditorialiste dans La Croix, "c’est une estime presque universelle qui s’est exprimée hier à l’annonce de son décès."

Libération parle de la vie rêvée d’un aristocrate de la liberté. Laurent Joffrin rappelle qu’il était le visage le plus rayonnant de la droite bourgeoise et cultivée, mais aussi un homme de télévision et de transmission qui aimait l’instant.

Claire Devarrieux, remarque, toujours dans Libération que depuis son premier roman, publié en 1956, l’académicien a embrassé à peu près tous les genres.

Avec, précise-t-elle, l’amour de la belle phrase et une touche d’autofiction, il a toujours su concilier profondeur et légèreté.

Le Monde évoque l’élégance de l’écrivain et sa manière de cultiver la politesse de la gaité.

L’écrivaine et journaliste Josyane Savigneau, toujours dans les pages du Monde,  considère que, plus il vieillissait, plus Jean d’Ormesson était charmant et charmeur :

il pensait avec raison, que la gaieté est une politesse dans un siècle où règne le ressentiment. Délicieux".  

Le Figaro a conçu un numéro particulièrement émouvant, il faut le dire, et a recueilli plusieurs témoignages, dont celui du chef de l’État, qui estime que Jean D’Ormesson donnait toujours le sentiment de vous convier à une conversation nonchalante, et cependant aiguisée, qui vous rendait plus intelligent, meilleur et surtout plus heureux.

L'équipe
Production

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......