LE DIRECT
La couverture du dernier numéro du magazine "BOOKS", novembre/décembre 2017.

Sue Halpern: "Nous vivons à une époque où de très puissants calculateurs peuvent analyser et trier d’énormes jeux de données disparates".

2 min
À retrouver dans l'émission

.

La couverture du dernier numéro du magazine "BOOKS", novembre/décembre 2017.
La couverture du dernier numéro du magazine "BOOKS", novembre/décembre 2017. Crédits : Books

Le magazine "Books" du mois de novembre dénonce dans un article passionnant, paru initialement dans The New York Review of Books, l’extraordinaire puissance du système de collecte et d’analyse des données personnelles et des outils de surveillance et de manipulation que le "big data" fournit. Le magazine y a consacré 18 pages dans un dossier spécial qui pose la question suivante : "Réseaux sociaux, commerce et politique : sommes-nous si faciles à manipuler ?". Ou comment la rencontre entre le "big data", les réseaux sociaux et la psychologie comportementale, bouleverse les rapports non seulement entre vendeurs et acheteurs, mais aussi entre diffuseurs et consommateurs de "faits" et d’idées. "Bienvenue dans l’ère de la grande manipulation !", prévient le magazine Books. Sue Halpern, l’auteure de ce papier, explique que selon un article récent du Washington Post, Facebook collecte 98 sortes de données sur chacun de ses plus de 2 milliards d’utilisateurs.

Parmi ces données, figurent, l’appartenance ethnique, le revenu, la valeur du patrimoine, la valeur de la résidence principale, si vous êtes maman, si vous avez des enfants d’âge scolaire, si vous êtes marié, le nombre d’emprunts que vous avez contractés, si vous faites le ramadan, la date à laquelle vous avez acheté votre voiture, et ainsi de suite.

En théorie, note Sue Halpern, Facebook collecte toutes ces données pour mieux cibler les publicités qui nous sont destinées, mais en réalité, il les vend aux annonceurs pour la simple et bonne raison que cela lui rapporte de l’argent. On apprend en lisant ces pages, que des chercheurs du Centre de psychologie de l’université de Cambridge ont mis au point ce qu’ils appellent un « moteur prédictif » alimenté par des algorithmes exploitant les "J’aime" d’un utilisateur de Facebook et capable de "prévoir une série de variables parmi lesquelles le bien-être, l’intelligence et l’orientation politique et de générer un profil de personnalité fondé sur cinq traits". "Nous vivons, prévient Sue Halpern, à une époque où de très puissants calculateurs peuvent analyser et trier d’énormes jeux de données disparates".

L'équipe
Production
À venir dans ... secondes ...par......