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Portrait de Marcel Proust (1871-1922), écrivain français. Peinture de Jacques Emile (Jacques-Emile) Blanche (1861-1942). Paris, musée d'Orsay.

"Une jeunesse de Marcel Proust", Évelyne Bloch-Dano / Le prix le plus controversé de l’histoire du Nobel

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Portrait de Marcel Proust (1871-1922), écrivain français. Peinture de Jacques Emile (Jacques-Emile) Blanche (1861-1942). Paris, musée d'Orsay.
Portrait de Marcel Proust (1871-1922), écrivain français. Peinture de Jacques Emile (Jacques-Emile) Blanche (1861-1942). Paris, musée d'Orsay. Crédits : Photo Josse / Leemage - AFP

Le Figaro consacre un papier savoureux sur la jeunesse dorée de la Belle Epoque et de Marcel Proust, grâce au livre d’Evelyne Bloch-Dano, "Une jeunesse de Marcel Proust". L’essayiste et biographe a mené, selon le quotidien, un scrupuleux travail de recherche autour d’un album intitulé "Confessions". L’album en question appartenait à la jeune Antoinette Fauve - amie de Marcel, âgé, comme lui, de 16 ans. "

Confessions" réunissait les réponses d’un petit jeu à la mode chez les adolescents de la Belle Epoque appelé plus tard "le questionnaire de Proust". Evelyne Bloch-Dano explique qu’il révélait une personnalité, un rapport aux autres. Selon l’auteure, on comprend en le lisant que le jeune Proust ne sait pas encore exactement qui il est. Mais "il sent qu’il est quelque chose, il rêve d’être quelqu’un". A la question "Quel serait votre plus grand malheur ?" , le jeune Proust répond : "Etre séparé de maman". Retrouvé en 1924, par les fils d’Antoinette dans le grenier familial, l’album sera racheté en 2003 lors d’une vente aux enchères.

Alors que l’académie suédoise entame, depuis hier, la campagne des Prix Nobel 2017, Le Monde revient sur des épisodes passés où les lauréats n’auraient pas dû être récompensés. Ainsi, on apprend en lisant ses pages que le prix le plus controversé de l’histoire du Nobel fut attribué au portugais Egas Moniz pour ses travaux sur "la leucotomie préfrontale appliquée au traitement de certaines psychoses et troubles mentaux" (rebaptisé plus tard lobotomie). Le journal pose la question suivante : comment cette sinistre ablation d’une partie du cerveau a-t-elle pu passer sur les filtres de l’Académie ? Pour le neurochirurgien Marc Lévêque, la réponse est une conjonction des circonstances : la personnalité de Moniz, un intense travail de lobbying, le manque de recul sur ces pratiques et l’absence de thérapeutique alternative pour certaines pathologies graves. Le Monde rappelle qu’en France, la dernière lobotomie "officielle" date de 1991 et que dans certains pays, comme la Chine, la chirurgie reste d’usage courant. De quoi nous faire frissonner...

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