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« Apostrophes » ressuscite le temps d’un soir

4 min
À retrouver dans l'émission

Créée en 1975, « Apostrophes », l’émission littéraire emblématique de Bernard Pivot aurait eu 40 ans cette année. Pour l’occasion, France 2 diffuse ce soir un documentaire de Pierre Assouline constitué de quelques uns de ses meilleurs moments commentés par Bernard Pivot.

Bernard Pivot dans le documentaire "les vendredis d'apostrophes"
Bernard Pivot dans le documentaire "les vendredis d'apostrophes" Crédits : Pierre Assouline

Pourquoi bouder son plaisir ? C’est une madeleine que diffuse France 2 ce soir à 22h35, un documentaire de 90 minutes, réalisé par Pierre Assouline, commenté par Bernard Pivot et intitulé « Les vendredis d’Apostrophes ». Il compile quelques uns des moments marquants d’une émission littéraire mythique, de service public.

Diffusée, en direct, chaque vendredi soir entre janvier 1975 et juin 1990 (soit pendant 15 ans), « Apostrophes » a contribué à faire lire, à forger le goût de générations de téléspectateurs, tout en offrant une possibilité pour les auteurs de s’exprimer librement, de débattre, de ne pas être d’accord les uns avec les autres, de s’insulter même !

Séquences jubilatoires

Il y a parmi ces séquences jubilatoires un entretien mémorable, mais incompréhensible avec François Caradec, complètement saoul un échange terrifiant entre Marc-Edouard Nabe et Morgan Sportès un autre entre Bukowski et Cavanna qui le somme tout bonnement de « la fermer » ; ou encore une très drôle, et magnifique parade de séduction entre Raymond Devos et Claude Hagège.

Il y a aussi la délectation de voir Jacques Séguéla en 1989, moqué par Kirk Douglas, à qui il essayait d’expliquer comment différencier une star du commun des mortels (il n’était pas encore question de grosse montre mais c’était du même ordre).

Enfin, il y a l’émotion d’entendre Marguerite Yourcenar, ferme sur ses idées, humaniste, comme Vladimir Jankélévitch en 1980.

Nostalgie d’une télévision, d’une époque qui n’est plus

La nostalgie n’est pas à la mode ces temps-ci. On la voit comme un sentiment bas, on cherche à s’en prévenir, et lorsqu’elle est là, à la masquer. Mais ce n’est pourtant pas si mal d’être nostalgique, parfois, de reconnaître, de regretter même, ce qui n’est plus.

« Apostrophes » était une émission où des écrivains discutaient, s’empoignaient autour d’une table basse dans un décor bien plus modeste que ceux des émissions littéraires d’aujourd’hui, mais plus vrai. Une émission où personne n’avait à se soucier de la manière dont seraient repris ses propos ou ses attitudes sur les réseaux sociaux dès l’instant suivant et pour l’éternité. Ça change beaucoup de choses, ça. C’était une émission joyeuse, dans laquelle les invités comme l’interviewer apparaissent aujourd’hui extraordinairement naturels, et décomplexés, non pas de ne pas savoir, mais d’avoir toujours et encore à apprendre, et d’en avoir le désir.

« Les vendredis d’Apostrophes » est diffusé ce soir sur France 2, à 22h35.

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