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Stan Neumann filme l’architecture, la photo, le temps, la mémoire et l’histoire.

3 min
À retrouver dans l'émission

Projeté en ouverture du dernier festival Cinéma du Réel, le film Austerlitz, adaptation cinématographique signée Stan Neumann du livre éponyme de l’auteur allemand W.G. Sebald (1944-2001) est diffusée ce soir sur Arte à 22h35 dans le cadre de deuxième Festival du Documentaire que propose la chaîne jusqu’au 20 novembre.

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Image issue du film "Austerlitz" Crédits : Stan Neumann
Austerlitz , un récit énigmatique écrit par l’auteur allemand Winfried Georg (Maximilian) Sebald (1944-2001) l’année de sa mort, à 57 ans en 2001. Austerlitz, c’est le nom d’une bataille napoléonienne c’est le vrai nom de Fred Astaire et c’est aussi le nom du personnage principal du livre de Sebald : Jacques Austerlitz. C’est ce titre, Austerlitz, peut-être trop lointain, trop belliqueux, trop historique, qui a d’abord tenu le cinéaste documentariste Stan Neumann à l’écart de la lecture d’un livre qu’il avait pourtant désiré acquérir. Lorsqu’il a fini par s’y plonger, il a eu la sensation qu’il avait été écrit pour lui, qu’il parlait de son histoire, et il a décidé de se lancer dans le projet fou de l’adapter à l’écran, malgré sa complexité.

A mi chemin entre le documentaire, la fiction et l’essai : une trajectoire unique, personnelle.

Le film de Stan Neumann n’est sans doute pas moins complexe que le livre de W.G. Sebald. Il se situe à mi chemin entre le documentaire, l’essai et la fiction, et qui évolue surtout sur une trajectoire unique, personnelle.

De la gare d’Anvers à Marienbad, mais aussi à Londres, Paris, et Prague, on suit à travers l’Europe Jacques Austerlitz, historien d’art incarné par le comédien Denis Lavant, sur les traces de ses passions, pour l’architecture du 19ème siècle, pour les images et la photographie en particulier, mais aussi sur les traces de son histoire, marquée par l’Holocauste, sur les traces de ses origines, tchèques, comme celles de Stan Neumann.

Ce qui rend le film magnifique, c’est la manière dont le documentariste nous donne à voir, à percevoir par l’image le livre de Sebald. Pour cela, il fait lire des extraits du livre par Denis Lavant, il enquête et fait vivre les photos qui accompagnent le texte original. Stan Neumann apporte aussi ses propres images, ses photos, sa manière de voir l’architecture, de filmer les dômes, les reliefs des façades, les perspectives, les faisceaux et les rayons de lumière qui prennent place dans ce jeu de vides et de pleins qu’est l’architecture. Stann Neumann sait mieux que personne faire voir, sentir même, les espaces.

Avec Richard Copans, le cinéaste est l’auteur de la série documentaire « Architectures » diffusée sur Arte, et aussi de la collection « Photo » pour la même chaîne.

Et si Austerlitz éblouit autant, c’est par la beauté du texte qui le traverse et qu’incarne Denis Lavant, mais aussi beaucoup, par celle des plans que pense Stan Neumann et que concrétise le directeur de la photographie Ned Burgess.

Une forme assez labyrinthique, et avant tout une enquête de mémoire

Ce film est une enquête de mémoire érudite et sereine, qui nous emmène dans une autre histoire que la nôtre en ce moment, mais dont les mots, les images, la réflexion, sur la mémoire justement, sur les images, sur l’histoire font écho, et éclairent d’une manière ou d’une autre à ce qui occupe nos esprits ces jours-ci.

Austerlitz, de Stan Neumann (2013 1h30)est diffusé dans le cadre du Festival du documentaire d’Arte, ce soir à 22h35, juste après le documentaire de Nicolas Philibert La Maison de la Radio, diffusé à 20h55.

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