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« Bel Canto amore mio » (NoMadMusic)

« Bel Canto amore mio » Mazzola joue l’ouverture

5 min
À retrouver dans l'émission

« La première impression est toujours la bonne, surtout si elle est mauvaise » faut-il appliquer en musique, et particulièrement à l’opéra, le mot d’Henri Jeanson ? C’est le défi que relève le chef d’orchestre Enrique Mazzola, avec cet enregistrement d’ouvertures d’opéra : « Bel canto amore mio »

« Bel Canto amore mio » (NoMadMusic)
« Bel Canto amore mio » (NoMadMusic)

Pour son premier enregistrement à la tête de l'Orchestre national d'Île-de-France (qu’il dirige depuis 4 ans déjà), le chef italien choisit un programme d'opéra au titre un peu trompeur : « Bel canto amore mio » où vous n'entendrez pas une seule voix de chanteur, mais uniquement des ouvertures d’opéras de Bellini, Rossini, Donizetti (certains auront reconnu ici l’ouverture de Don Pasquale)

Traditionnellement l’ouverture apparaît comme un concentré d'opéra, avant l’action (et avant le lever de rideau le plus souvent), où le compositeur prépare le public à tous ce qui va se jouer, les thèmes comme les couleurs. Opéra buffa ici avec Don Pasquale, mais même si l’issue sera forcément heureuse, c’est toujours un esprit buffo avec une petite amertume, (la jeunesse perdue, l'amour impossible) il manque toujours quelque chose chez le maitre de Bergame. Autre ton et autre temps, avec Bellini et deux familles irréconciliables. Ouverture « athlétique » comme la définît Enrique Mazzola pour I Capuleti e i Montecchi. Un tempo unique (pour le moins rapide) du début à la fin de l'ouverture, pour un opéra dont le sujet a aussi inspiré Shakespeare : deux familles rivales et un amour impossible entre les héritiers des deux camps. (Pour la source, Romeo et Juliette, comme les Capulets et les Montaigu, viennent directement des Nouvelles de Matteo Bandello).

Il y a aussi des ouverture plus rares, moins connues ici : Margherita d'Anjou de Meyerbeer ou encore Emma d'Antiochia de Mercadante ; opéras où il est beaucoup question de mariage et de ce qui se fait -ou pas- en dehors de lui. Contrat tenu par Enrique Mazzola dont l’énergie, l’enthousiasme ont été souligné partout. L’Ondif apparaît ici brillant, plein de contrastes avec des fortissimo courts, pleins de vitalité. On se quitte avec le tube du répertoire choisi, qu’il réserve pour la fin du disque : Le Barbier (de Rossini) avec quelque chose de l’orchestre de banda selon Mazzola.

Extraits diffusés :

Gaetano Donizetti : Don Pasquale

Vincenzo Bellini : I Capuleti e i Montecchi

Gioacchino Rossini : Il Barbiere di Siviglia

Orchestre national d'Ile de France - Enrique Mazzola « Bel Canto amore mio » chez NoMadMusic

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