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Janáček - Dvořák : Sinfonietta et Nouveau Monde

5 min
À retrouver dans l'émission

Janáček Dvořák – Anima Eterna Brugge
Janáček Dvořák – Anima Eterna Brugge Crédits : Radio France

« Dans le combiné du téléphone, dans la poussière des dossiers de notes séculaires, dans le drapeau qui flotte en tourbillonnant furieusement au dessus du château : oui partout j’entendais de la musique dans des motifs de larmes angoissées, de désir ardent de vengeance, de colère furieuse, de discorde profonde » ainsi parlait Leoš Janáček, le compositeur tchèque Morave pour être précis, dans un texte en forme de profession de foi.

Vous entendez ici sa Sinfonietta interprétée par l’orchestre Anima Eterna de Bruges sous la direction de Jos Van Immerseel, le pianiste et chef d’orchestre Belge qui fête ses 70 ans cette année avec diverses publications, dont ce disque « Janáček- Dvořák » au répertoire Tchèque donc.

Cette Sinfonietta porte un titre trop modeste selon lui, c’est une œuvre « du calibre du Sacre du Printemps » dit-il, évidente à l’écoute et très complexe pourtant, avec 5 mouvements tous différents, différentes orchestrations et rythmiques... Créée à Prague presque dix ans après la création de l’Etat Tchécoslovaque (1918), cette Sinfonietta s’inscrivait dans une géographie précise, celle de la ville de Brno (capitale de Moravie) : Forteresse, Cloitre de la reine, Hotel de Ville... Localisation qui ne l’a empêchée de voyager partout dans le monde, elle jouait même un rôle dans la trilogie de Haruki Murakami, 1Q84, plusieurs des personnages de Murakami ont joué ou entendu cette sinfonietta de Janáček.

Autre compositeur et autre territoire sur ce même disque : la « Symphonie du nouveau monde » de Dvořák...qui prêtera plus tard ses violons aux initiales B.B de Serge Gainsbourg.

Pourquoi du « nouveau monde » parce qu’en 1891 Dvořák a été invité à enseigner aux Etats-Unis, au Conservatoire de NY). Beaucoup on cru entendre dans la musique composée sur place l’influence du Negro Spiritual, un nouvel hymne à la nature américaine, à ses pionniers, alors que ce sont des mélodies indiennes et des thèmes tchèques qui s’entremêlent dans cette Symphonie n°9. « Plus de nuance et moins de pensée compartimentée me semblent toujours s’imposer, précise Jos Van Immerseel le chef d’orchestre ici à la manœuvre, la musique ne se laisse pas si facilement enfermer dans des concepts ! » On se quitte sans s’appesantir, molto vivace.

Extrait diffusés :

Leoš Janáček - Sinfonietta Op.60 (1926)

Andante con moto

Antonín Dvořák – « Symphonie du nouveau monde » n°9 en mi mineur op.95

Adagio –Allegro Molto

Molto Vivace

Disque : Janáček Dvořák – Anima Eterna Brugge / Jos Van Immerseel (Alpha Classics)

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