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Janis, récit d’une chanteuse à la première personne

6 min
À retrouver dans l'émission

Janis Joplin
Janis Joplin Crédits : Radio France

« Quand tu te sens seul - et cela arrive à tout le monde » les précisions sont lourdes de sens chez Janis Joplin notamment ici quand elle chante sur scène « Tell Mama » tiré du répertoire d’Etta James. Vous entendiez ici l’ouverture plutôt tonique du film d’Amy J.Berg qui sort en salles mercredi : JANIS . Le sous-titre aurait pu être Buried Alive In The blues (Enterrée vivante dans le blues) du nom du morceau qu'elle devait enregistrer en studio le 5 octobre 1970, ce qu’elle ne fit jamais puisqu’une overdose l’emportait la veille dans sa chambre d’hôtel, à l’âge de 27 ans.

Bien sûr, le film retrace le parcours d’une jeune fille du Texas vers la Californie, celui d’une étudiante qui apprend à chanter en imitant Odetta, élue le « garçon le plus laid du campus » par des étudiants de l’Université d’Austin elle se coupe les cheveux façon beatnik, drague ouvertement et provoque des bagarres ; la jeune Joplin fait un premier voyage initiatique et cathartique (notamment en ce qui concerne la drogue) en Californie avant de revenir chez ses parents à Port Arthur. Viendront ensuite la vie en communauté à San Francisco et le groupe Big Brother and the Holding Company.

Ce qui est passionnant à suivre dans le film, c’est la place singulière qu’elle se crée au milieu des hommes, les trahisons et les abandons, son rapport à l’autorité et sa force de travail – on la voit évoluer sur scène et en studios, comme ici pour l’album Cheap Thrills, après la sensation du festival de Monterey, une reprise sinon de blues signée Gershwin…La séquence entre travail de studio et sur scène autour de Summertime mérite à elle seule de voir le film. La réussite du film d’Any J. Berg (qui recours forcément aux archives dont les films du cinéaste D.A. Pennebaker) tient aussi à ses nuances : au propos tenus sur la réalité des contrats et du management dans les années 60, sur les grosses caméras perçues par certains comme une intrusion au festival Pop de Monterey, le fait d'éviter le systématique recours aux talking-heads, même si l’on en retrouve jusque dans le générique de fin. On découvre aussi des images visiblement inédites de Janis Joplin au Brésil, où elle rencontre au festival de Rio un jeune voyageur étudiant, David (George) Niehaus, avec qui elle se désintoxique et vit une belle histoire. Et puis l’idée, très simple en apparence, de faire lire les lettres de Janis Joplin par Chan Marshall apporte un récit intime, une première personne comme redoublée par la voix d’une autre chanteuse indépendante Cat Power, Cry Baby.

Extraits tirés du film :

« Tell Mama » (live)

« Summertime » (live)

« Cry Baby » (live)

Le film d'Amy Berg, JANIS sort en salles mercredi 6 janvier 2016

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