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Séverin : le duel, le malentendu, le charme

5 min
À retrouver dans l'émission

Avec « Ca ira tu verras » ironie douce au climat anxiogène, Séverin poursuit et peaufine l’écriture d’un journal intime à usage commun. Sous l’influence revendiquée d’Alain Souchon ou Pierre Barouh, le jeune auteur assume et aime citer le mot de Truffaut : « Tout a été fait, sauf par moi ».

« Comme je voudrais mettre les voiles » chanter la relation à son pays sur le modèle d’une désaffection amoureuse, avec ses allées et venues, et l’irrésistible retour à la figure aimée, c’est peut-être un classique mais ce n’est pas tout à fait la « Lettre à France » et encore moins « Douce France » que chante ici Séverin.

En ce qui concerne la facture, on remarque ici surtout la guitare de Jean Felzine (Mustang) dont on reconnait immédiatement le son et l'aisance chaloupée.

Toute indiquée dans un album marqué par l’influence brésilienne, même s’il se méfie de ses excès comme ici avec avec Philippe Katerine : « Contrôle ta samba »

Le duo et la notion de contrôle (ou en tout cas de maitrise) visiblement importants chez Séverin qui s’était fait connaître avec un premier groupe en duo astucieusement nommé One-Two. Après la séparation avec celui qui allait devenir Lafayette, Séverin avait d’abord imaginé un disque de rencontre où, pour trouver une nouvelle petite amie, il avait invité 14 chanteuses différentes (dont Lisa Manili, Mai, Lippie La Fiancée…) pour un album léger titré « Cheescake ».

Et puis Severin trouvait son style, sa première personne avec « Séverin » en 2012. Et l’on retrouve ici (comme Dans les graviers) une chanson adressée à son père disparu, l'économiste et ancien président de RFI Henri Tezenas du Montcel : « Ton ADN ». « Je n'irais pas sur ta tombe ce samedi de décembre en guise de pèlerinage, j'préfère laisser la pluie, le vent les pissenlits faire leur jardinage. Car je vis ton héritage et chaque minute qui passe avec ton ADN, au travers de mes travers dans mes joies dans mes peines, je sais que tu es là, et que tu ne reviendras pas ».

Le final de l’album est plus enlevé, mais toujours sous le signe duel « France – Brasil » chanté avec sa compagne (au nom irrésistible de Kiwi da Gama) et un logiciel de traduction si vous allez voir le joli clip qui l’illustre, sur les malentendus de la traduction et les méfaits du portunhol. Ca ira, on verra pour Séverin.

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Contrôle ta samba (avec Philippe Katerine)

France – Brasil (avec Kiwi da Gama)

Séverin « Ca ira tu verras » (Neon Napoleon) 

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