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Un Torrent, La Boue : O (de vie)

5 min
À retrouver dans l'émission

Montée chromatique, musique répétitive et récit à la première personne « pourrais- tu me chanter l’odeur du coton ? » les premières minutes de l’album de O donnent le ton : pop fluide et éclatée, eau vive que ce premier album blanc « Un Torrent, La Boue » qui vient de paraître.

Un seul homme derrière O : Olivier Marguerit, guitariste et musicien complet entendu au sein de groupes très différents (Syd Matters, Mina Tindle, Chicros, Thousand…) qui choisit d’être désormais au centre de sa propre musique. Ce qui explique peut-être le choix de la lettre O, du cercle, pour nommer son projet. Il avait, dit-il, envisagé un temps de ne faire que des morceaux circulaires, sans couplet-refrain, avec un développement narratif qui, à son terme en revienne au début. Olivier Marguerit a abandonné l’idée en chemin, mais reste ce morceau qui répond à la contrainte formelle, celui qui donne le titre de l’album « Un torrent, la boue ».

Ici O parle de la paternité, de son angoisse de la mort, physique ou artistique, de son ancêtre, Jean-Sébastien Chalard, porte-drapeau au cours des guerres napoléoniennes, il évoque aussi la sexualité, de manière très frontale et finalement honnête. Aussi le lit de la rivière prend tous les sens possibles dans sa Rivière en ritournelle.

Puisque les mots et les images sont aussi soignés que le son chez O, il faut voir l’impromptu filmé à la piscine Molitor où O et ses deux musiciens (Jérôme Laperruque et Mathieu Geghre) jouent « la Rivière » dans une acoustique tout indiquée. Le fond et la forme réunis dans les belles images de la Blogothèque, où les musiciens poursuivent avec la barcarolle des Contes d’Hoffmann… vous devriez fredonner « Belle Nuit, Oh nuit d’amour » encore un moment.

Et puisqu’il est question d’image, vous devriez trouver en deux clics le court film qu’a monté O pour illustrer la chanson que l’on va entendre « Mon Echo » à partir des images d’un film Stan Brakhage (Water Baby Moving ,1959) cru et magnifique à la fois. Toujours animé par le jeu formel (les deux parties du morceau sont construites harmoniquement de manière inversées) O atteint dans son texte une forme de limpidité et de force insoupçonnée, ne dit-on pas O de vie ?

Extraits diffusés :

« L’Odeur du coton »

« La rivière »

« Mon Écho »

0 « Un Torrent, La Boue » (Vietnam / Because Music)

concert le 29 mars à la Maroquinerie à Paris 

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