LE DIRECT
XIXA - Bloodline (Barbès Records)

XIXA : sang-mêlé du rock de Tucson à la chicha du Pérou

6 min
À retrouver dans l'émission

Bloodline ou la lignée : question au cœur des héritages mais aussi de la musique manifestement pour cet album singulier qui paraît chez Barbès Records, sous le charme conjugué de la cumbia péruvienne et du rock psychédélique.

XIXA - Bloodline (Barbès Records)
XIXA - Bloodline (Barbès Records)

Puisqu’il est question de chamanisme en ce moment au Musée du Quai Branly, passons ce matin par un disque marqué par l’influence du Pérou et de sa musique populaire, la Chicha sorte de parent pauvre de la cumbia colombienne, comme l’explique Olivier Conan, fondateur du label Barbès Records. Le groupe que vous entendez s’appelle XIXA (à prononcer avec la chicha en tête, mais de façon plus tranchée) et se produit en pleine chaleur poudreuse de l'Arizona. De la région de Tucson pour être précis, où cohabitent des descendants d'Européens, Navajos et Mexicains. Trempez le tout dans un bain psychédélique, cela donne des effets de western halluciné, un « désert noir » selon leur propre expression.

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.
Gérer mes choix

Aux commandes du groupe XIXA, Gabriel Sullivan et Brian Lopez, tous deux passés par un certain Giant Sand (groupe fameux de Tucson) ils ont tracés depuis leurs carrières respectives, travaillant comme arrangeurs, producteurs, accompagnateurs. Et se sont retrouvés dans une passion commune pour la chicha péruvienne et le rock grisé aux apparitions, apparitions dorées comme ici au mitan de l’album.

Si les chansons se partagent entre les voix de Gabriel Sullivan et Brian Lopez, on regrettera un certain maniérisme grave chez le premier qui peut vous détourner de certains morceaux, là où le second emprunte des voies plus naturelles et diversifiées. Brian Lopez qui se définit comme un produit typique de la seconde et troisième génération de Latinos aux Etats-Unis : « mes grand-parents ne voulaient pas que mes parents parlent espagnol, ou qu’ils s’identifient même comme Latino. Nous parlions anglais à la maison, mais mes parents m’envoyaient quand même apprendre des danses folkloriques ainsi qu’à des cours bilingues ». Echo qui persiste jusque cette Nena Linda, manifestation la plus évidente de ce constat : « au centre de XIXA, il y a ce mélange de batterie et timbales latin », donc acte.

Extraits diffusés :

Killer

Pressure of Mankind

Golden Apparition

Nena Linda

XIXA: album Bloodline (Barbès Records)

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.
Gérer mes choix

L'équipe
Production
Réalisation

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......