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Cécile McLorin Salvant, femme puissante du jazz

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« How knew that I’d miss the mess ? The mist must have evanesced » : le sens des sons évident dans le chant comme dans l’écriture de Cécile McLorin Salvant, 26 ans et dont le nom (qu’il faut prononcer à la française) est déjà sur toutes les lèvres, notamment pour le festival Jazz à la Villette qui commence demain à Paris. Elle sera samedi sur scène pour faire entendre son nouvel album et ses propres chansons, dont ce titre « Fog » qui ouvre l’album en majesté.

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Cécile McLorin Salvant, femme puissante du jazz Crédits : Radio France
Deux mots de biographie pour la situer : Cécile McLorin Salvant nait en Floride, son père est haïtien sa mère guadeloupéenne. À 18 ans, elle poursuit ses études en France, à Aix en Provence, et tandis qu’elle suit une formation lyrique classique un de ses professeurs, le clarinettiste Jean-François Bonnel, va la pousser vers l'improvisation. Elle se forme sur scène, aux concerts, remporte en 2010 le prix du Thelonious Monk, puis apparaît aux côtés du pianiste Jacky Terrasson avant de publier l’album Womanchild qui la fait connaître du grand public. Si elle a des qualités vocales manifestes, c’est aussi son jeu, ses choix de répertoire, et de rôles presque, qui font sa marque comme avec « Stepsister’s Lament ». La plainte des méchantes sœurs du « musical » Cendrillon de Rodgers et Hammerstein qui laisse le champ libre à tout l’abattage comique de la chanteuse. On est tenté de parler de voix d'actrice dans la mesure où Cécile McLorin Salvant joue de toutes les nuances d'un personnage dans une seule chanson, du grave au léger, avec un sens certain du rubato (parfois en avance ou en retard du temps : l'expression romantique, intime par excellence) alors s’il s’agit d’exprimer une douleur sourde, avec les mots et la musique de Barbara...Cécile McLorin Salvant qui chante donc églament en français, non sans précaution : la première fois qu’elle le fit c’était pour mettre en musique la poétesse haïtienne et militante féministe Ida Faubert. Et les choix de reprises ne sont jamais anodins, comme lorsqu’elle chante ici « Growlin' Dan ». Le « growl » c’est d’abord une technique de grogne, de soufflé-chanté (utilisée aussi chez les cuivres) et son auteure, Blanche Colloway, est surtout une figure singulière du jazz, une femme puissante : grande sœur de Cab Calloway, elle avait dans les années 30 son propre orchestre composé uniquement d'hommes (Blanche Calloway and her Joy Boys), un peu, toutes proportions gardées, comme le trio d’hommes qui accompagne ici la chanteuse : Aaron Diehl (piano) Paul Sikivie (contrebasse) et Lawrence Leathers (batterie). Cécile McLorin ou l’heureuse surprise, qui s’impose en meneuse d’hommes après s’être définie comme une femme-enfant (Woman Child titre de son précédent album). Extraits diffusés : FogStepsister’s LamentLe Mal de VivreSomething’s Comingconcert Jazz à la Villette le samedi 5 septembre album « For One To Love » (Mack Avenue)

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