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Mack Avenue Records

Cuba, le piano et l’histoire par Chucho Valdés et Alfredo Rodriguez

5 min
À retrouver dans l'émission

Alors que le président Obama fait une visite historique à Cuba, deux pianistes cubains bientôt en France visitent leur répertoire historique: le vétéran Chucho Valdés et le jeune Alfredo Rodriguez.

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Le cliché déconstruit ou simplement bousculé, c’est avec le tube de Compay Secundo que le pianiste cubain Alfredo Rodriguez, 30 ans tout juste, ouvre le bal pour son album Tocororo, du nom de l’oiseau national cubain, ici démultiplié comme dans un kaléidoscope sur la couverture. Procédé tout indiqué pour un disque qui veut jouer de ses racines et les faire rayonner par des angles nouveaux. On regrettera une production trop brillante (alors que certains collant ou souffle apparaissent de façon fortuite) et des audaces douteuses comme sa variation autour de J-S Bach « Jesu, Joy of Man’s Desiring ». Mais la volonté de brasser large (du côté de l’Inde, de l’orient et du flamenco) est manifeste.

Pour mémoire « Chan Chan » même si c’est une chanson récente (date de 1986) est déjà devenue un classique de la musique cubaine parce qu’elle porte le souvenir d’un vieux conte cubain (l’histoire de Juanita et Chan Chan) et mais aussi une géographie : « d' Alto Cedro pour Marcané, j'arrive à Cueto et pars pour Mayari » ce sont des noms de petites villes cubaines dans le Sud de l’île (que probablement Barack Obama n'aura pas eu le temps de visiter en deux jours).

Alfredo Rodriguez organise le voyage en bonne compagnie : produit par Quincy Jones, il invite le trompettiste Ibrahim Maalouf, les sœurs Ibeyi, et le bassiste Richard Bona avec qui il visite un autre classique : « Ay Mama Inés » d'Eliseo Grenet. Chanson de 1927 devenue un classique cubain international (Maurice Chevalier l'avait reprise pour en faire Môme Inès). Difficile de savoir qui est cette Mamá Inés, visiblement celle-ci habitait avec sa fille dans le quartier Jesús María, dans la vieille Havane.

Si le pianiste Alfredo Rodriguez sera bientôt en France pour jouer cet album, il sera précédé d’un autre pianiste cubain, et lequel : Chucho Valdés, 74 ans, légende vivante de la musique cubaine, à suivre encore pour ses innovations de rythme et sa liberté qui n’interdit pas (exemple) de se souvenir de Jean-Sébastien Bach …

Un Afro-Comanche de 17 minutes à écouter dans la captation de concert pour le moins flamboyante qui vient de paraître. Chucho Valdés et ses Afrocuban Messengers dans un concert capté à Marciac au mois d’août dernier. Le pianiste revenait sur le répertoire et la période de son grand ensemble Irakere (fondé en 1973) formation qui connut après la révolution des difficultés à jouer ou être enregistré en dehors du Cuba ; contrairement à son père (Bebo Valdés) Chucho valdés choisit de rester à Cuba. Un pas en avant l’autre en arrière : « Lorena’s tango »

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extraits diffusés :

« Chan Chan » (Maximo Francisco Repilado Munoz)

« Ay Mama Inés » (Eliseo Grenet) feat. Richard Bona

Disque : Alfredo Rodriguez "Tocororo" (Mack Avenue)

« Afro-Comanche »

« Lorena’s Tango »

Disque : Chucho Valdés : Tribute to Irakere - Live in Marciac (Jazz Village)

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