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(Caroline International)

Iggy Pop, post collaboration

5 min
À retrouver dans l'émission

Avec Post Pop Depression, 22ème album d’une carrière intense et chaotique, Iggy Pop renoue grâce à Josh Homme avec la période où un autre chanteur produisait ses disques : David Bowie.

(Caroline International)
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« Je suis un baryton » aurait précisé Iggy Pop en préalable à l'enregistrement de l’album qui vient de paraître. Précision de registre de voix faite au producteur, guitariste et compositeur avec qui Iggy pop souhaitait travailler, Josh Homme. L’homme de Queen Of The Stone Age mais aussi des Eagles of Death Metal (absent du concert du 13 novembre dernier au Bataclan) a emmené Iggy Pop chez lui dans le désert californien, dans les studios de Joshua Tree. A leurs côtés un autre membre des Queen Of The Stone Age (Dean Fertita), et le jeune batteur anglais Matt Helders (entendu au sein des Arctic Monkees). Trois générations différentes pour une sonorité qui rappelle beaucoup la période où un autre chanteur produisait les albums d’Iggy Pop (Raw Power, The Idiot, Lust For Life) : David Bowie.

L’album à son terme donne l’impression d’avoir plus de souvenirs que s’il avait mille ans. Comme China Girl, Gardenia renvoie au souvenir d’une femme aimée, et malgré la vitalité du son, ce « Post pop Depression » évoque indirectement le poème du Spleen comme « une pyramide, un immense caveau, Qui contient plus de morts que la fosse commune ». Après la disparition de Lou Reed, des frères Asheton puis de David Bowie, Iggy Pop s'interroge logiquement sur la mort : « l’album ne parle que ca (…) De ce qui se passe quand on se sent perdre sa force, avec cette impression d’aspirer l’énergie de l’autre sans pouvoir la donner en retour » (bel entretien où il évoque ses parents à lire dans Télérama)

Et l’idée de la possibilité d’un refuge se dessine, pourquoi pas au Paraguay, titre où la voix d’Iggy Pop apparaît quasi-nue. Depuis plusieurs années déjà James Osterberg exploite son talent de crooner (pour le duo avec François Hardy déjà, mais aussi dans ses albums Avenue B, puis Préliminaires) c’est aussi sa diction qu’il met en valeur pour s’interroger à voix haute dans le second temps de Paraguay. Iggy Pop parle de désenchantement (voir aussi American Valhalla - dont l'introduction faut beaucoup penser à celle de China Girl) évoque sa période berlinoise dans la chanson German Days (avec un ton qui rappelle immédiatement le cabaret et les Doors) mélange quelques souvenirs de Walt Whitman, joue même au disco rock… Impression post-écoute d’un « instant classic » comme on dit outre-Atlantique.

Extraits diffusés :

Break into your heart

Gardenia

Paraguay

Sunday 1

Album : Post Pop Depression (Caroline International)

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