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Jean-Bernard de Libreville « Allons-y gaiement » (Veals and Geeks Records)

Jean-Bernard de Libreville, Usé : « Allons-y gaiement »

5 min
À retrouver dans l'émission

Publié avec un léger décalage de plus de 40 ans, l’album de l’excentré Jean-Bernard de Libreville, consacré entièrement au sexe, trouve un écho singulier en 2016, alors que paraît le premier disque d’un certain Usé.

Jean-Bernard de Libreville « Allons-y gaiement » (Veals and Geeks Records)
Jean-Bernard de Libreville « Allons-y gaiement » (Veals and Geeks Records)

« Allons-y gaiement » Jean-Bernard de Libreville ou le message qui finit toujours par arriver. S’il publiait à 17 ans un album unique « 10 minutes 30 secondes d’hyperno-music » (paru en 1966), l’album suivant de Jean-Bernard de Libreville ne sortira d’une cave que 4 décennies plus tard. Et le voici enfin édité en intégralité, un album entièrement consacré aux œuvres de la chair, aux choses de la vie, bref au sexe.

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Chaib Bouri (de son vrai nom) était mineur quand il a signé ses premiers contrats de chanteur, il n’a jamais choisi de s’appeler Jean-Bernard de Libreville (c’était l’idée de Germinal Tenas) ; abandonné par son producteur suivant (Christian Fechner) il n’a pas connu la carrière que beaucoup lui promettaient. « Mozart disait que le plus important c’est le tempo, je dirais que c’est le timing » nous confiait-il récemment, à propos de ce disque sorti avec plus de 40 ans de retard. Reste un album en décalage à l’effet de mécanique plaqué sur du vivant.

« Nous sommes prêts à mourir pour le sexe » Jean-Bernard de Libreville.

Curieux effets de décalages à l’écoute de cet album paru avec plus de 40 ans de retard. Je vous encourage à aller écouter en intégralité le titre final « La première fois » où sur plus de 10 minutes il grogne et grince accompagné d’un grand ensemble de free jazz.

Des années plus tard, en 2016, un jeune homme (Nicolas venu d'Amiens) sous le nom de Usé publie "Chien d'la casse". Lui aussi préoccupé par nos rapports, nos rapports sociaux, nos rapports intimes à en juger par les titres des morceaux (Nuke-moi encore, Sous Mes draps, Plusieurs collisions par minute) et ce titre où le rapport à l'autre tient plus de l'affrontement, bienvenue en 2016 : « Respire »

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Faut-il voir dans ce nom, Usé, un commentaire sur l’état d’une société, de sa jeunesse, de nos rêves ou du moins de nos ambitions, je vous laisse allez plus loin dans l’album d’Usé, une des découvertes du label Born Bad Records qui avait réédité déjà plusieurs morceaux de Jean-Bernard de Libreville. Les éditeurs de musique nous interrogent aussi sur l’esprit de notre époque.

Retour à Jean-Bernard de Libreville et à l’hyperno-music, décidément visionnaire puisqu’il y a 50 ans tout juste, il s’interrogeait avec humour sur le chômage : « faut-il être licencié pour se tenir debout » ?

Extraits diffusés :

  1. Allons-y gaiement
  2. Nympho
  3. En chômage

Jean-Bernard de Libreville « Allons-y gaiement » (Veals and Geeks Records)

  1. Usé « Respire »

Chien d’la casse (Ecouter / acheter sur Born Bad Records)

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