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La maison blues par Raphaël Imbert : hospitalité et migration

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À retrouver dans l'émission

Après Mozart-Ellington, Bach et Coltrane, le saxophoniste Raphaël Imbert confronte son jazz au blues du 'Deep South' jusqu’à La Nouvelle-Orléans avec « Music Is My Home –Act1 ». L’occasion de penser une histoire des mouvements de population et la question de l’accueil.

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Saxophoniste (audodidacte), fondateur d’une compagnie de jazz (Nine Spirit basée à Marseille), mais aussi auteur et enquêteur (il avait publié « Jazz Supreme, Initiés, mystique et prophètes » aux éditions de l’éclat, le voici inscrit à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales) Imbert mène désormais un double parcours de musicien et de chercheur.

Fruit de ces chemins partagés : « Music is my home –Act 1 » voyage d’un jazzman dans le blues du « deep south » des Etats-Unis, du Kansas au Colorado jusque La Nouvelle Orléans.

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Et l’entreprise de poser cette question : qu’est-ce que la maison, le foyer, en musique comme dans la vie ? « Ce ne sont pas les pierres qui bâtissent la maison, mais les hôtes » dit un proverbe indien –intéressant au passage de jouer sur le double sens du mot hôte en français (à la fois celui qui reçoit et celui qui est reçu)

Imbert a fait lui l’expérience de l’hospitalité de musiciens comme les bluesmen Milton Frazier (alias Alabama Slim) et Big Ron Hunter de Caroline du Nord, qu’il invite ensuite chez lui à Forcalquier dans les Alpes de Haute-Provence. Dialogue et invitations rendus jusque dans la musique : « Make That Guitar Talk » écrit Big Ron Hunter qui interpelle Raphael dans le morceau. Contrairement à ce que certains prédisaient à Imbert, les bluemen s’intéressent aussi à son jazz, à l’improvisation et ne jouent pas uniquement sur des grilles de 12 mesures, rencontre et question d’hospitalité donc dans « Music Is My Home –Act 1 » (on suppose une suite du côté de la country et du bluegrass), et l’occasion de démonter quelques préjugés.

Après avoir confrontés dans ses disques précédents Mozart et Duke Ellington ou encore Jean-Sébastien Bach et John Coltrane, Raphael Imbert trouve dans la maison une matière à musique comme à réflexion : l’occasion de parler d’identité, de mouvement de population (une des compositions « Black Antlantic » fait directement référence à l'ouvrage du même titre de Paul Gilroy) et de fait –il le souligne lui-même-, jouer un jazz libre qui emprunte les passerelles avec les autres styles est pertinent pour parler d’identité, de migration aujourd’hui en 2016. Tout comme relire un classique des années 20 marqué par Bessie Smith : « Weeping Willow Blues ». Leyla McCalla, Haïtienne installée à New York, qui joue aussi bien du banjo que du violoncelle, comme à la maison dans ce Chant du saule pleureur.

Extraits diffusés :

MLK Blues

Make That Guitar Talk

Weeping Willow Blues

Raphaël Imbert & Co : “Music is my home - Act 1” (Jazz Village)

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