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Pierre Hantaï - Scarlatti (vol 4) MIRARE

Scarlatti par Pierre Hantaï, danses et portrait.

5 min
À retrouver dans l'émission

Le claveciniste poursuit ici son édification autour de la musique de Domenico Scarlatti. Où il sera question de danse espagnole et de précisions de tempo.

Pierre Hantaï - Scarlatti (vol 4) MIRARE
Pierre Hantaï - Scarlatti (vol 4) MIRARE Crédits : Photo : Jean-Baptiste Millot

« La qualité, c’est la quantité assimilée » le mot de Léon–Paul Fargue se trouve ici en exergue du quatrième volume des sonates de Scarlatti enregistrées par Pierre Hantaï. Domenico Scarlatti a écrit près de 550 sonates (pour la plupart inédites avant sa mort en 1757) et si l’interprète que vous entendez là en choisit à peine une vingtaine (pour ce volume) on peut en déduire (1) qu’il n’est pas un adepte des intégrales, et (2) que sans doute il est permis concevoir ses disques comme des programmes de concert, voire des portraits (puisque ce quatrième volume est illustré d’une photo, et non plus d’un détail de tableau, faut-il insister sur cette dernière hypothèse ?).

Vous voici dans le vif du sujet avec cette sonate en la majeur, placée quasiment au centre du programme. « Allegro assai », la précision est en italien, comme son auteur, mais le caractère de sa musique, l’esprit de danse qui l’anime est tout espagnol si vous y prêtez attention (influence logique de la part d’un compositeur qui a vécu à Séville, Madrid et Aranjuez, pendant plus de trente ans au service de la Reine d’Espagne, Maria Barbara).

D’après Pierre Hantaï, l’évolution des indications de tempo dans les sonates de Scarlatti accompagne celle de leur composition : comment nuancer ce que l’on voudrait voir jouer « vite-mais-pas-trop » ? Pour les premières sonates Scarlatti n’use que de deux possibilités : « Allegro » ou « Presto » (débrouillez-vous avec le reste) pour en arriver à des choses comme « non presto ma a tempo di ballo » ou, plus nuancé encore ici : « adagio e cantabile ».

Alors qu’enfant il préparait les couleurs pour l’atelier de son père Simon Hantaï, lui choisit le clavecin, après avoir découvert la musique tardivement, à l’école, par la flûte à bec (vertus de l’enseignement de la musique à l’école). Deux de ses frères d’ailleurs iront aussi vers la musique, ils jouent même parfois en trio : Jérôme Hantaï à la viole de gambe, Marc Hantaï à la flute. Ceci pour évoquer l’enseignement central de Gustav Leonhardt que Pierre Hantaï avait choisit pour maître et dont l’un des maîtres mots s’entend jusque dans la démarche de son élève : « jouer la musique et non pas l'instrument ».

Extraits diffusés :

  1. Sonate en la majeur K.533 allegro assai
  2. Sonate en la majeur K.208 adagio e cantabile
  3. Sonate en mi majeur K. 381 allegro

Scarlatti 4 - Pierre Hantaï (Mirare)

Concert : 27 juillet 2016 au festival de la Roque d'Anthéron, puis en septembre Salle Gaveau avec Jordi Savall

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