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Bae Ho : « Baeshi Bang » (Label Buda Musique)

Etienne de la Sayette frappe encore : Baeshi Bang

5 min
À retrouver dans l'émission

Le saxophoniste, producteur-arrangeur-voyageur monte tout un projet autour du répertoire du chanteur coréen Bae Ho. Ceci sans négliger ses projets autour de l’ethio-jazz et de l’afrobeat. Vous avez dit sono mondiale ?

Bae Ho : « Baeshi Bang » (Label Buda Musique)
Bae Ho : « Baeshi Bang » (Label Buda Musique)

Taeyangei Jeopyeon traduisez « Au-delà du soleil ». Cinéma coréen des années 60 et jazz contemporain, vous voici au cœur de Baeshi Bang, un projet en quintet de musiciens français qui se sont fixé cet objectif inattendu : rejouer et interpréter le répertoire d’une vieille idole Coréenne oubliée, le chanteur Bae Ho (d’où le titre Baeshi Bang : « la chambre de Bae », ou plutôt « le lieu consacré à Bae Ho ».

Etienne de la Sayette a voulu redonner vie aux chansons et aux mélodies de celui qui fut une star en Corée, ayant enregistré plus de trois cent chansons, joué dans plusieurs films avant sa mort en 1971 à l’âge de 29 ans.

Quand il ne reprenait pas des tubes (ou des « saucisses » comme on disait avant que Boris Vian n’invente le mot « tube »), le crooner Bae Ho avait à ses côtés une équipe de compositeurs et de paroliers qui composeront pour un lui un style « influencé par la chanson traditionnelle coréenne, l’Enka japonais et les orchestres de variété occidentale » (la musique que vous entendiez vient d’un film Suédois des années 60) Qui a dit que la sono mondiale était une invention française ?

Etienne de la Sayette « Maputo Queens » (Paris DJS)
Etienne de la Sayette « Maputo Queens » (Paris DJS)

Dans Maputo Queens Etienne de la Sayette joue du saxophone, des claviers et parfois du Kayageum (une cithare traditionnelle coréenne) ; en plus d’un tropisme personnel pour la Corée, Etienne de la Sayette s’inscrit dans la lignée des grands explorateurs français, mais du côté de la musique : on lui connaît un groupe de musique éthio-jazz (Akalé Wubé) une fanfare de chambre (Gulab Ja Moun) et ce projet solo « Maputo Queens » qui trace de grande lignes entre le Mozambique et le Nigeria… et plus loin encore dans un titre comme « Hang Gang » qui appose une senza (piano à pouce de l’Afrique de l’Ouest) aux côtés de cloches de bois Moktak qu’on joue dans les temples en Corée. Sans oublier que le titre Hang Gang fait écho au fleuve (Hangang) qui coule à Séoul, tiens il y a même un titre « I’m So Cool in Seoul ». Ethiopie, Corée, Afrique de l’ouest ou australe…on se quitte avec Lord Bougainvillard, clin d’œil peut-être au navigateur comme aux arbustes grimpants, après tout puisqu’il est question de racines…

extraits diffusés :

  1. Taeyangei Jeopyeon
  2. Hwangpo Dotdae

« Baeshi Bang » (Label Buda Musique)

concert au Studio de l’Ermitage à Paris 17 juin 2016

  1. Hang Gang
  2. Lord Bougainvillard

Etienne de la Sayette « Maputo Queens » (Paris DJS)

A NOTER : Akalé Wubé (projet ethio-jazz) avec Girma Bèyènè le 27 mai 2016 au Studio de l'Ermitage à Paris.

Chroniques
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