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Affiche du festival

Les Femmes s’en mêlent (oui encore)

6 min
À retrouver dans l'émission

Fondé en 1997, le festival promeut les interprètes, créatrices, compositrices indépendantes de tous les champs de la pop (du rap au folk). Un geste féministe, lancé par un homme.

Affiche du festival
Affiche du festival

Rimes françaises et en O pour Lail Arad, la chanteuse londonienne qui publie The Onion (label The Vinyl Factory) album de bonne chère – entendez de bonne figure, avec toutefois un humour aigre-doux un rien trompeur, tout comme l’orthographe d’oignon en français (puisqu’il est désormais possible de l’écrire sans le OI ni le GN, comme en anglais donc).

Lail Arad, fille du designer Ron Arad, qui visiblement s’amuse de notre langue et de nos formules, « deux chevaux » riment avec « A propos ». Elle est justement à propos, Lail Arad, à l’affiche d’un festival quasi-exclusivement féminin « Les Femmes s’en mêlent » 19ème édition cette année, qui se tient non seulement à Paris mais qui tourne un peu partout en France (avant de jouer ce soir à Paris Lail Arad est passée par Figeac et Périgeux). Festival ambulant qui fait entendre des chanteuses venues de Bruxelles, Toronto, Berlin, Montpellier, ou encore Manchester comme Jane Weaver

Jane Weaver « Don’t Take My Soul » Album The Silver Globe (Finders Keepers)

Les Femmes s’en mêlent, festival militant et fondé au passage par un homme, Stéphane Amiel, qui en signe la programmation depuis 16 ans. Il ne s’agit pas de parité mais bien de mettre en avant les créatrices et les chanteuses dans la musique pop. Créé d’abord un 8 mars (journée des droits de la Femme) le festival s’est depuis déplacé (à tout point de vue) soutenant aussi bien les Pussy Riot que les jeunes artistes, on y a vu à leurs débuts : Christine And The Queens, Jeanne Added, Le Grande Sophie (première édition en 1997). Et puis surtout des propositions plus tranchées dans la langue comme dans les sons, à l’image de Mansfield TYA (dont on a déjà eu l’occasion de parler ici) le duo Carla Pallone et Julia Lanoë qui s’ennuie tellement qu’elle sent ses cheveux pousser…

Mansfield TYA « Dormi / Réveillé » extrait des nouveaux titres publiés récemment, comme un post-scriptum à leur album Corpo Inferno paru cette année : La Main Gauche (titre dont le sens est à trouver par chacun). Enfin pour finir de bien vous réveiller un extrait du duo Suisse The Chikitas, dont l’album Distoris Clitorsion devrait ravir au-delà des amateurs de contrepétrie. Les Chikitas ce sont deux genevoises, Lynn Maring et Saskia Fuertes, bien inscrites dans une histoire du féminisme à en juger par les photos de suffragettes en couverture de leur album « Distoris Clitorsion » donc. Avec cet hymne simple qu’efficace : « Lalalala »

Extraits diffusés :

Lail Arad « Milo »

Album « The Onion » (The Vinyl Factory)

Jane Weaver « Don’t Take My Soul »

Album The Silver Globe (Finders Keepers)

Mansfield TYA « Dormi / Réveillé » http://www.viciouscircle.fr/site/

Album Corpo Inferno La Main Gauche (Vicious Circles)

The Chikitas « Lalalala »

Album Distoris Clitorsion (Deepdive Records)

Les Femmes s’en mêlent #19

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