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Pauline Croze : Bossa Nova (un Plan Simple / Sony)

Pauline Croze et le Brésil en hexagone

5 min
À retrouver dans l'émission

En reprenant des standards de la bossa et de la samba brésilienne (adaptés par Pierre Barouh, Moustaki, Nougaro, Pierre Delanoë) la chanteuse s’inscrit dans la longue tradition des français au verbe déhanché, bouleversé par la saudade.

Pauline Croze : Bossa Nova (un Plan Simple / Sony)
Pauline Croze : Bossa Nova (un Plan Simple / Sony)

« Et tu parlais de ton pays » étrange et difficile d’oublier La rua Madureira et Nino Ferrer ici ressuscités par Pauline Croze. Comment garder un souvenir si intense de ce que l’on n’a pourtant jamais vécu ? Relations passionnées que celles des français à la musique Brésilienne : en plus de Nino Ferrer ce sont des centaines de chansons qui ont célébré (sans les avoir toujours vus) Salvador de Bahia ou le Corcovado. De Charles Trenet à Françoise Hardy en passant par Aznavour, Sacha Distel, Juliette Greco et même Jean-Louis Murat, nombreux sont ceux que la samba, la bossa ont inspiré du côté de l’hexagone.

Pour son quatrième album Pauline Croze a choisit de s’inscrire dans cet héritage des chanteurs qui ont ajouté un peu de saudade à leur paroles, dont Claude Nougaro qui adaptait non sans superbe O Que Será? (À Flor da Pele) de Chico Buarque : « Ah, Tu verras mon stylo emplumé de soleil / Neiger sur le papier l´archange du réveil /Je me réveillerai, tu verras, tu verras / Tout rayé de soleil, ah, le joli forçat ! »

C’est peu dire que les rythmes et les mélodies brésiliennes auront bouleversé notre façon de chanter. Pour Pauline Croze c’est au départ le « Souvenir de mes dix-sept ans… Le film Orfeu Negro (de Marcel Camus) grâce auquel j'ai découvert la bossa, sa sensualité et sa douceur mordante…

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Logique donc d’y trouver la Chanson d’Orphée (Manha Do Carnaval) de Luiz Bonfa paroles françaises de François Llenas.

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La chanteuse a eu l’audace de reprendre des chansons pourtant déjà éternelles à commencer par Les Eaux de mars, Águas de Março de Tom Jobim adaptée par Moustaki : « Un pas, une pierre, un chemin qui chemine, Un reste de racine, c'est un peu solitaire, C'est un éclat de verre, c'est la vie, le soleil, C'est la mort, le sommeil, c'est un piège entrouvert ». L'on entend aussi le portugais à travers quelques invités Vinícius Cantuária ou encore Flavia Coelho qui chante Essa Moca tan diferente de Chico Buarque.

Mais comme on dit au Brésil: « Chégé » c’est arrivé, et Pauline Croze de rester fidèle aux mots de Vinicius de Moraes « Faire une samba sans tristesse c’est aimer une femme qui ne serait que belle » on se quitte avec Samba Saravah et les mots de Pierre Barouh, premier ambassadeur du Brésil en France.

Extraits diffusés :

  1. « La rua Madureira » de Nino Ferrer
  2. « Chanson d’Orphée » (Manha Do Carnaval) de Luiz Bonfa paroles françaises de François Llenas
  3. « Samba Saravah » Baden Powell-Vinicius de Moraes paroles françaises de Pierre Barouh
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Pauline Croze : Bossa Nova (un Plan Simple / Sony)

en concert jeudi 16 juin 2016 au Café de la Danse à Paris

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