LE DIRECT
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.
Anthony Joseph and the spasm band au Jam a Montpellier

Roots radicales par Anthony Joseph

6 min
À retrouver dans l'émission

Le chanteur poète et prêcheur de Trinidad, installé à Londres mais toujours en mouvement, propose avec Caribbean Roots un concentré de musiques et de fierté.

Anthony Joseph and the spasm band au Jam a Montpellier
Anthony Joseph and the spasm band au Jam a Montpellier Crédits : Guillaume BONNEFONT - Maxppp

Neckbone ou le récit d’un insoumis par Anthony Joseph. Si vous pouvez volontiers vous déhancher et danser sur ses mots, sachez qu’Anthony Joseph, bientôt quinqua, auteur de plusieurs romans, de poèmes, qui donne souvent des cours et des lectures dans différentes universités de Londres, ne les destine pas à autre chose qu’au chant, à la profération : « La poésie se doit d’être scandée, chantée, déclamée. Quand j’écris, je pense toujours en termes de sons » confiait-il à Libération (daté d’hier, article de Jacques Denis hélas non paru en papier)

Autre son remarquable celui des résonances métalliques du steelpan (joué ici par Andy Narell). Le steelpan, le tambour typique de Trinidad, consiste en une cuve en métal martelé avec plusieurs facettes accordées sur une gamme tempérée, instrument au départ fabriqué à partir de tonneaux en fer utilisés dans l’industrie pétrolière.

L’essence ici ou plutôt les essences viennent du caractère identitaire de ce disque « Caribbean Roots » où Anthony Joseph et ses musiciens convoquent à la fois le gwo-ka de Guadeloupe, un contretemps jamaïcain, des rythmes cubains, du calypso… et une paix souveraine : « Powerful Peace »

Le chanteur et poète Anthony Joseph, né à Port d’Espagne à Trinidad est venu vivre à Londres quand il avait 18 ans. Son attachement à l’archipel des caraïbes était manifeste dans ses précédents disques mais ce projet est cette fois-ci entièrement construit autour de ces racines caribéennes (d’où le titre) comme un rappel à ceux qui cherchent leur origines jusqu’en Afrique, lui insiste sur l’histoire et la culture née des îles.

Le chant, le jazz spirituel d’Anthony Joseph a souvent des airs de prêche, et son équipe d’une carte de la diaspora caribéenne : le percussionniste Roger Raspail vient de la Guadeloupe, le saxophoniste (Shabaka Hutchings) est lié lui à la Barbade, le bassiste (Andrew John) est originaire de Saint-Christophe-et-Niévès (petites Antilles), le tromboniste martiniquais (Pierre Chabrèle) bref, ne manque qu’un haïtien me direz-vous. Il faut aussi compter deux américains et le guitariste guyanais (Patrick Marie-Magdelaine), sans oublier le beatboxer et rappeur français Sly Johnson (que vous entendiez dans le premier extrait Neckbone).

Equipe de choc pour « essayer de capturer l’essence de la transe, la transcendance, à travers la musique, saisir ce moment, ténu parfois, où tu perds le contrôle ».

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.
Gérer mes choix

extraits diffusés :

  1. Neckbone (Andrew John)
  2. Powerful Peace (Jason Yarde)
  3. Slinger (Renaud Spielmann / Shabaka Hutchings)

Anthony Joseph : Caribbean Roots (Heavenly Sweetness) sortie le 24 juin 2016

Auteur de la peinture : Che Lovelace

Chroniques
8H45
3 min
La Vie numérique
Et si, moins que la radicalisation, Internet favorisait le passage à l'acte
Intervenants
L'équipe
Production
Réalisation
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......