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Sabine Devieilhe, Raphael Pichon : Mozart par trois sœurs

6 min
À retrouver dans l'émission

Sabine Devieilhe, Raphael Pichon : Mozart par trois sœurs
Sabine Devieilhe, Raphael Pichon : Mozart par trois sœurs Crédits : Radio France

Tandis que ce soir à Versailles on rejoue les funérailles de Louis XIV, avec reconstitution de la chapelle ardente et tout le faste nécessaire, un concert de musique sacrée sera aussi donné (avec un répertoire en partie oublié, celui de Jean Colin et Michel-Richard de Lalande) 300 ans après la disparition du roi soleil. Vous entendez ici les musiciens qui joueront à la chapelle royale, l’Ensemble Pygmalion qui s’apprête lui à fêter bientôt ses 10 ans d’existence, sous la direction de Raphaël Pichon. Pour un jeune homme élevé au sein de la Maîtrise des petits chanteurs de Versailles, avant qu’il ne devienne violoniste, puis chef d’orchestre, on imagine que lieu et l’occasion font office de point d’orgue, à défaut d’apothéose (il est encore tôt).

Evidemment Mozart que vous entendez ici n’a rien composé pour les funérailles de Louis XIV (il est né 41 ans après la mort du roi français) mais c’est lui qui sert de fil rouge au programme de cet enregistrement de l’ensemble Pygmalion avec la soprane Sabine Devieilhe, Galatée évidente dans cet aria : « Je voudrais, ô Dieu, vous expliquer quel est mon tourment »

La voix de la soprano léger « tendance colorature » de Sabine Devieilhe, une chanteuse qui inspire sur scène et au disque les critiques les plus enthousiastes : CHOC Classica qui mois-ci parle de « miel, velours et diamant « (pourquoi pas après tout) à propos de la voix de Sabine Devieilhe. Elle qui avait déjà triomphé des contre-fa de la Reine de la nuit à l'opéra Bastille retrouve quelques airs de La flûte enchantée mais ce programme Mozart a de quoi retenir l’attention : du très léger Ah ! Vous dirais-je maman jusqu’à la Messe en Ut mineur...

Un programme que la chanteuse et le chef d’orchestre (unis à la ville comme sur scène) ont conçu autour des airs que Mozart composa pour les sœurs Weber : Josepha, Aloysia et Konstanze (toutes trois chanteuses) dont Mozart fait connaissance à Manheim en 1777. Il les aimera toutes de manière différente, et ménagera pour chacune des airs spécifiques (airs virtuoses pour Aloysia, plus scientifiques pour Josepha et enfin beaucoup plus pieux pour Constance, la plus jeune des sœurs, qu'il épousera. Un mariage en produit parfois d’autres.

Extraits diffusés : W.A Mozart

Ouverture – Les petits riens K.299b

Vorrei spiegarvi, o Dio K418

N°5 Entracte Allegro vivace assai / Thamos, König in Aegypten K345

Ensemble Pygmalion – Dir. Raphaël Pichon

Sabine Devieilhe, soprano

Disque : Mozart – The Weber Sisters (Erato)

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