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La distance qui nous sépare du monde

Premiers

58 min
À retrouver dans l'émission

Une première Salle des machines pour deux premiers romans, aussi puissants qu’originaux : rencontre avec Laura Vazquez, autrice du foisonnant "La semaine perpétuelle" (éditions du Sous-Sol) et en deuxième partie d’émission Claire Conruyt, dont le singulier "Mourir au monde" (Plon) vient de paraître.

La distance qui nous sépare du monde
La distance qui nous sépare du monde Crédits : Klaus Vedfelt - Getty

La poésie au service de l'univers romanesque

Le livre La semaine perpétuelle s'articule autour d'une famille et d'un personnage principal nommé Salim. Les différents personnages que l'on croise : répètent, ajoutent et rythment comme si tout était dit. Ce qui frappe à la lecture du roman, c'est son rapport à l'oralité, à l'anaphore, à la répétition. 

J'avais besoin d'une voix, d'un personnage qui a renoncé au monde, renoncer à jouer le jeu du monde. (...) Cela est venu se lier presque organiquement, comme une branche ou une racine qui pousse naturellement vers une recherche en soi, donc une recherche par la parole, la langue, le rythme et par la poésie. Laura Vasquez

Laura Vasquez évoque le processus d'écriture. 

Quand j'écrivais, je retournais toujours à cette sensation, c'était comme un chemin. (...) J'essayais toujours de me diriger vers elle et c'est comme ça que j'ai écrit ce livre. (...) Comme un geste dans l'air, j'écrivais en suivant cela. (...) Je ne savais pas du tout que j'écrivais des choses un peu théoriques, mais c'est venu... Laura Vasquez

Un caillou dans les poches

Michel Houellebecq est un grand satiriste, hilarant lorsqu’il s’en prend au tourisme de masse : c’est le cas de ce texte désopilant qu’est Lanzarote dans lequel un narrateur qui ressemble beaucoup à l’auteur décide de passer le 31 décembre 1999 aux Canaries et plus précisément dans l’île volcanique de Lanzarote. Chronique acide de la fin du siècle autant que des mœurs touristiques de l’époque, Lanzarote reparaît dans la collection Ecoutez Lire, lu par Laurent Stocker.

Écrire le tourment intérieur d'une religieuse

Dans Mourir au monde Claire Conruyt décrit l'interrogation fondamentale, les sacrifices, la teneur du doute de soeur Anne quelques années après sa décision de quitter le monde pour entrer au couvent. Quel est le sens de cette vocation suite aux années passées au couvent sans l'appel de dieu ?

Que faire quand le doute est trop présent ? Soeur Anne ne peut plus partir parce que le monde a continué de tourner sans elle et, en même temps, elle ne peut plus rester parce qu'elle n'a plus sa place ici. (...) La foi pour ces femmes peut toujours suffire à rester. (...) Si on entre dans un couvent parce qu'on a peur du monde ou pour échapper à quelque chose, c'est impossible de rester et d'être heureuse dans un couvent jusqu'à la fin. On n'y entre pas par amour de quelqu'un d'autre que de dieu. Claire Conruyt

Archives diffusées

  • Raymond Queneau
  • "En pleurant j'ai franchi le porche", Nuits magnétiques, France-Culture, 1988.

Bibliographie

Intervenants
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