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Une fan du groupe de K-pop sud-coréen BTS arrivant à un concert au stade olympique de Séoul.

La Corée du Sud, l’autre matrice de la pop'culture

3 min
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Parallèlement au soft power de la pop culture américaine, incarné par Disney, un autre géant de la pop est en train de diffuser ses codes, la Corée du Sud.

Une fan du groupe de K-pop sud-coréen BTS arrivant à un concert au stade olympique de Séoul.
Une fan du groupe de K-pop sud-coréen BTS arrivant à un concert au stade olympique de Séoul. Crédits : Ed JONES - AFP

Avez-vous déjà rêvé que vous plongiez dans des montagnes de pièces d’or ? Si oui, cette image s’est sans doute formée dans votre esprit grâce - ou à cause - de Disney. Les aventures du célèbre Oncle Picsou ont popularisé ces scènes d’une opulence financière presque dérisoire. À l’annonce hier des chiffres des studios Disney, ce ne sont plus des bénéfices auxquels on songe, mais à une chaîne de montagnes de pièces d’or.

Déjà presque 10 milliards engrangés au box office mondial en 2019 et bientôt 12, d’ici la fin de l’année, avec les entrées de La Reine des Neiges 2, puis celles de Stars Wars IX, l’ascension de Luke Skywalker. Depuis une quinzaine d’années, Disney qui vit, en outre, sur le culte des aventures des rebelles, s’est transformé en empire. Pixar, Marvel, Lucasfim, puis la Fox : les rachats en cascade on porté le groupe à un stade de concentration des imaginaires inédit. D’ailleurs, sur les 10 films les plus lucratifs de l’année 2019, 8 sont produits par Disney.

Une autre matrice, celle de la pop culture coréenne

Dans ce contexte, comment ne pas le faire le constat que nous vivons dans une matrice quasi 100% américaine de la pop'culture ? Pourtant, et c’est ma théorie, il existe une autre matrice en devenir : la pop'culture venue de Corée du Sud. 

Il suffit pour s’en convaincre de penser au raz-de-marée musical de la K Pop, ou dans un autre registre, au succès de Parasite du réalisateur sud coréen Bon Joon-Ho. Le film a déjà rapporté plus de 90 millions de dollars de recettes dans le monde. Et en France, il a attiré plus de 1,67 million de spectateurs, devenant la Palme d’or la plus vue depuis quinze ans.

L'incarnation de ce soft power coréen sur les écrans français

Une autre vague venue de Corée du Sud déferle également sur les écrans, cette fois à la télévision. Ce soir sera diffusé sur TF1 un nouveau volet de l’émission de divertissement musical MaskSinger. Le concept est né au pays du matin calme, où il fait des audiences colossales, et en France avec plus de 6 millions de téléspectateurs pour la première, il y a deux semaines, on a cru avoir trouvé la suite miracle de l’essoufflé The Voice

De quoi s’agit-il ? Des célébrités cachées dans des costumes exécutant des tours de chant, tandis que d’autres célébrités doivent deviner, à travers ces prestations ainsi qu’une série d’indices, qui se cache derrière le costume… Après la résolution du mystère de la panthère (Marie-José Perec), puis de l’écureuil qui ressemblait, au demeurant à un lapin (Sheila), découvrira-t-on ce soir qui est le lion ou encore l’abeille ? 

On pourra faire valoir que ce phénomène, ou cette « ânerie », voire cette « peste » si je reprends certains critiques français, nous arrive, encore une fois par la bande américaine. Puisque c’est en effet le succès de sa traduction outre-Atlantique, qui a convaincu la France de s’y mettre. Reste que ce format illustre une sorte de soft power sud coréen sur la pop culture mondiale. 

"The ugly popular format", l’horrible format populaire, pour reprendre cette fois une expression de la critique anglo-saxonne, a bien été vendu en Argentine, en Bulgarie, en Chine, en Allemagne, en Grèce, en Indonésie, en Italie, au Mexique, aux Pays-Bas, au Portugal, en Afrique du Sud, en Thaïlande, au Vietnam, au Royaume-Unis, aux Etats-Unis, et donc en France.

Musique, cinéma, show télévisés : la Corée du Sud, qui vient d’inaugurer un énorme centre culturel à Paris, est en train de s’imposer comme l’autre pays de la pop.​

par Mathilde Serrell

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