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Apocalypse

À cause du réchauffement climatique, entrons-nous dans un monde inassurable ?

5 min
À retrouver dans l'émission

D’ici 2050, les primes pourraient augmenter de 130 à 200%, menaçant d'exclure du système de l'Assurance les plus précaires.

Apocalypse
Apocalypse Crédits : Viaframe - Getty

Imaginez : c’est la fin, le tout dernier matin. Jour de l’apocalypse. Contrecoup du réchauffement climatique. Ce jour-là, il est possible que depuis longtemps déjà les assurances nous aient lâché la main. Il ne s’agit pas là d’une dystopie douteuse mais d’une réalité qui traverse déjà certains territoires de la planète où les assureurs se désengagent, parce qu’ils calculent ou considèrent que les risques sont devenus trop grands, et les coûts trop importants. Deux exemples. En Floride, d’abord. Une région ébranlée par les incendies et les ouragans, tels qu’Irma en 2017 et Michael en 2018 ; les coûts explosent et le nombre de particuliers qui ne parviennent plus à trouver d’assureurs grandit. En Allemagne, ensuite. Le secteur a récemment lancé une mise en garde : "Si rien n’est fait pour maintenir le réchauffement en dessous de 2°C, nous devrons arrêter l’assurance contre les risques de catastrophe naturelle". Alors bien sûr, la France aussi est concernée. Florence Lustman, présidente de la Fédération française de l’assurance, nous explique qu’ici aussi, les coûts liés au réchauffement climatique ont déjà enflé.

En France, l’Autorité du contrôle prudentiel, chargée de surveiller l’activité des banques et des assurances, a récemment effectué ce qu’on appelle un "stress test". C’est-à-dire une étude pour mettre le secteur sous tension et voir sa réaction. Résultats ? D’ici 2050, les primes pourraient augmenter de 130 à 200%. Des chiffres qui entrent en résonance avec les déclarations du patron d’Axa qui expliquait qu’un monde à 2°C pourrait encore être assurable. Mais un monde à 4°C ne le serait certainement plus.

Toutefois, avec un réchauffement et des risques qui augmentent, comment éviter qu’une partie de la population - la plus précaire - soit éloignée ou chassée de l’assurance ? Florence Lustman donne des premiers éléments de réponse.

Alors les assureurs français parlent pour l’instant de prévention qui impliquerait le secteur public. Il leur revient aussi de dire clairement que la hausse des primes est un risque réel et de travailler avec l’État pour trouver des solutions innovantes. Car au fond, comme le proclame et le vocalise une chanteuse qui garde deux pieds sur terre, Juliette Armanet, lorsque la fin sonne, l’important est de ne pas se retrouver seul. Pardon à elle pour ce honteux détournement.

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