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Environnement et politique

L'environnement peut-il devenir l'enjeu central de la campagne présidentielle ?

4 min
À retrouver dans l'émission

Si l’environnement, l’écologie, le climat ne semblent pas capter l’essentiel de la lumière de cette séquence de pré-campagne, une idée doit être battue en brèche : celle selon laquelle les Français s’en ficheraient ou seraient conservateurs.

Environnement et politique
Environnement et politique Crédits : Alistair Berg - Getty

L’urgence climatique est là. Prégnante, présente, indiscutable. Dans le même temps, la campagne présidentielle arrive. Incertaine, agitée, fatidique. Dans un monde idéal, ces deux données, indépendantes, devraient se rencontrer. La campagne présidentielle, structure à elle seule la quasi-totalité de notre vie politique, et devrait être l’occasion de trancher les questions brûlantes liées à l’avenir de notre modèle productif, de notre système fiscal, de nos façons de consommer. Elle devrait nous permettre de débattre des grandes alternatives politiques capables d’assurer la pérennité du vivant et de choisir, en sachant qu’il est, déjà, un peu trop tard. Mais en sachant, aussi, qu’il est encore possible d’agir.

À ce stade, néanmoins, si une telle rencontre ne semble pas avoir lieu, si l’environnement, l’écologie, le climat ne semblent pas capter l’essentiel de la lumière de cette séquence de pré-campagne, une idée doit être battue en brèche : celle selon laquelle les Français s’en ficheraient ou seraient conservateurs. Car comme jamais auparavant, l’environnement est une priorité pour les Français.

C’est ce qu’indique la neuvième vague de l’enquête annuelle "Fractures françaises", réalisée depuis 2013 par Ipsos, Sopra Steria, Le Monde, l’Institut Montaigne, le Cevipof, et la Fondation Jean-Jaurès.

Comme le révèle l’étude sur les fractures françaises, le problème est que cette priorité environnementale est concurrencée : d’abord, par d’autres priorités importantes. Notamment, l’avenir de notre système social, le niveau de la délinquance ou encore les difficultés en matière de pouvoir d’achat posant la question de l’articulation de ces priorités entre elles et de la nécessité de penser une transition globale.

Comment éviter que deux, trois, quatre candidats imposent leurs priorités et celles de leur électorat supposé ? Et ouvrent ainsi le chemin vers une transition franche ? Gilles Finchelstein, directeur de la fondation Jean Jaurès nous donne des éléments de réponse.

Le monde se laisse parfois observer de face. L’urgence écologique est présente, évidente. C’est désormais un lieu commun. Le fait nouveau, c’est que la demande pour une transition franche traverse désormais le corps social. Les Français sont prêts, plus que jamais, à débattre du coût social, économique, politique de La Transition. Comment permettre à l’environnement de percer la gangue de l’agenda politique et médiatique ? Dans les mois qui viennent, il ne tient qu’à ceux qui structurent l’offre politique d’abattre ce paradoxe. 

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