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Femme et climat

Les femmes sont-elles plus enclines que les hommes à s’engager en matière environnementale ?

5 min
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Comment l’identité de genre structure cette question ? Telle est la problématique au cœur d’une note passionnante publiée par Terra Nova.

Femme et climat
Femme et climat Crédits : Marcos del Mazo / Contributeur - Getty

Les femmes sont-elles motrices de la transition écologique ? Si l’opinion publique est, au global, toujours plus sensible à cet enjeu, on sait dans le même temps que tous les segments du corps social n’appréhendent pas les enjeux liés à la défense de l’environnement de la même façon. Les jeunes, et les jeunes de classes favorisées, par exemple, sont plus enclins à s’engager ou à manifester en faveur du climat, que les autres. Mais comment l’identité de genre structure cette question ? Telle est la problématique au cœur d’une note passionnante publiée par Terra Nova, intitulée "Les femmes et le changement climatique", signée Thierry Pech, directeur général du Think Tank, et Didier Witkowski.

Cette note se fonde sur les données recueillies dans le cadre d’une enquête menée par l’Observatoire international climat et opinions publiques, baromètre de la perception du changement climatique. Annalivia Lacoste, responsable de la communication de Terra Nova nous explique en quoi les résultats qui mettent en lumière les différences entre les femmes et les hommes agissent comme un puissant révélateur.

Une exception s’accroche à cette tendance : les femmes de la classe ouvrière sont davantage climato-sceptiques que les hommes ouvriers. Alors, comment cette différence dans la perception des enjeux liés au combat environnemental structure, dans le même temps, les comportements au quotidien ? Les femmes agissent-elles plus ? Et si oui, de quelle manière ? Là encore, les données analysées par Terra Nova sont éloquentes. Les femmes s’engagent plus au quotidien et par le truchement de la consommation.

Il est intéressant de constater que ces pratiques sont un enjeu de lutte au sein même du couple et du foyer. Les femmes tentent souvent de transformer les pratiques, plus conservatrices, des hommes de leur milieu social. Toutefois, la plus forte propension des femmes à se mobiliser pour transformer les habitudes de consommation présente une limite importante : celle de la mobilité. Annalivia Lacoste nous explique pourquoi et en quoi cette limite est, là encore, structurée par les inégalités de genre.

Malgré cette limite, la réponse à notre question première est indéniable. Oui, les femmes s’engagent plus que les hommes dans la transition environnementale. Cela se traduit aussi en termes électoraux. Ainsi, lors des élections européennes de 2019, 18% des femmes ont voté pour les listes Europe Écologie Les Verts. Contre 9% des hommes. Au fond, pour la Transition environnementale comme pour bien d’autres, de la grande et profonde époque de Chauvet, jusqu’à aujourd’hui, il y a fort à parier que les femmes ont été à la pointe de la transformation sociale ; et ce, malgré l’invisibilité dans laquelle elles ont été confinées.

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