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Dayme Arocena CUBAFONIA (Brownswood Recordings)

Daymé Arocena : esprits et histoires de Cuba

5 min
À retrouver dans l'émission

La jeune chanteuse originaire de La Havane veut offrir avec Cubafonia un « voyage au travers des rythmes, de la culture et de l'histoire cubaine ». Esprits et révolution bien présents dans cette femme de tête.

Dayme Arocena CUBAFONIA (Brownswood Recordings)
Dayme Arocena CUBAFONIA (Brownswood Recordings)

« Eleggua » ou l’entrée en matière toute spirituelle de la chanteuse cubaine Daymé Arocena.Très attachée à la Santería, elle rend hommage à une divinité importante du panthéon yoruba, Eleggua, un Orisha qui détient les clefs du destin, dieu de la chance mais aussi des accidents (certains peut-être sont-ils tentés de le prier en ce moment… qui se souvient du mot d’Emmanuel Macron à propos de la taxe à 75% : « C’est Cuba, sans le soleil » ?)

Ici c’est Cuba plein soleil avec Daymé Arocena, qui à 25 ans a déjà fait connaitre son talent en Europe à l’invitation du Dj anglais Gilles Peterson qui l’édite sur son label (Brownswood Recordings). Ceux qui l’on entendue en concert louent son aisance vocale, dans le répertoire cubain comme dans la soul, le jazz ; son aisance et sa puissance surtout, en dépit d’une petite taille qu’elle fait immédiatement oublier occupant tout l’espace.

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Daymé Arocena que vous voyez ici en couverture de son album « Cubafonia » souriante, la tête couronnée de fleurs blanches, pour un disque qu'elle décrit comme « un voyage au travers des rythmes de la culture et de l'histoire cubaine ». Beaucoup de choses sont dites dans cette image déjà : entourée de cauris, coquillages qui rappellent les offrandes et l’attachement aux esprits, Dayme Arocena choisit de porter la « flor de Mariposa » (fleur papillon) symbole de résistance qui date de la colonisation espagnole : la légende veut que pendant la « guerre des 10 ans », (1868-1878), les femmes informaient les révolutionnaires réfugiés dans les montagnes en roulant de petits papiers dans la tige creuse de la fleur… Et puis l’attachement aux ainés, aux anciens est aussi manifeste « la rumba me llamo yo »

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Daymé Arocena véritable femme de tête : formée au piano et au chant au Conservatoire de La Havane, elle avait formé son propre groupe 100% féminin (Alami), ici c’est elle qui compose toutes les musiques et qui co-produit le disque (avec Dexter Story et Gilles Peterson). Il y a parfois une pente un peu « guimauve » ou « cheesy », disons coulante dans certains titres, mais l’âme et l’énergie qu’elle investit partout l’emporte. On se quitte avec une note plus douce, le final de l’album, une chanson dédiée à son Valentin, en trois langues si vous prêtez l’oreille…

extraits diffusés :

  • Eleggua
  • La Rumba Me Llamo yo
  • Valentine

Daymé Arocena « Cubafonia » (Brownswood Recordings)

En concert demain soir 13 avril 2017 au New Morning à Paris. Elle est attendue aussi le 7 juillet à Jazz à Vienne (au Théâtre Antique) le 8 juillet à Lormont pour le festival Hauts de Garonne

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