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Depeche Mode "Spirit" (Mute / Columbia)

Depeche Mode : esprit de révolution ?

6 min
À retrouver dans l'émission

Le trio anglais toujours composé de Martin L. Gore, Dave Gahan et Andrew Fletcher signe un quatorzième album toujours traversé par les questions de foi : confiance en l'homme et en la politique.

Depeche Mode "Spirit" (Mute / Columbia)
Depeche Mode "Spirit" (Mute / Columbia)

« Nous n’y sommes toujours pas (…) nous n'avons pas évolué, ignorant encore les réalités, tournant notre dos à l'Histoire, amoncelant la misère »… Vous n’écoutez pas le constat d’un représentant politique en campagne mais les mots de Depeche Mode. Le trio anglais publiait vendredi dernier un nouvel album « Spirit » et devrait faire entendre cet esprit dans les grands stades partout en Europe à partir du mois de mai.

On rappelle souvent que Depeche Mode est originaire de la petite ville de Basildon dans l’Essex alors que certains membres comme Martin Gore le compositeur vivent à Santa Barbara depuis des années. Il faut peut-être comprendre cette idée de régression vue depuis l’Amérique plutôt que l’Angleterre.

Si le son de Depeche Mode est associé à l’apogée des machines et des synthétiseurs dans la pop, le groupe ne chante pas l’avenir radieux des nouvelles technologies : « nous avons perdu notre âme, en creusant notre propre tombe, armé de ces nouvelles technologies, nous régressons » et la fin de ce Going Backwards –qui n’est que le premier titre de l’album- est encore plus sombre : « on ne ressent plus rien, parce qu'il n'y a rien à l'intérieur » question suivante : où est la Révolution ?

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il faut voir le clip tourné par Anton Corbjin (photographe associé à la carrière de Depeche Mode mais aussi de New Order…) où on les voit rejouer avec les codes de la propagande soviétique, apparaissent même avec la barbe de Karl Marx. Il y a toujours chez Depeche Mode un côté mégalo assumé dans les titres : le précédent disque s’appelait « Sound of the Universe » (le son de l’Univers) ou encore « Music for the Masses » (musique pour les masses) paru il y a 30 ans déjà et puis le rapport social dont Depeche Mode a beaucoup parlé c’est surtout les rapports de domination « Master and Servant ». Il est moins question de sexualité que de politique ici : on vous a menti, vous avez été nourri de vérités : « Qui prend vos décisions, vous ou la religion, le gouvernement, le pays ou bien vos drogués du patriotisme ? »

(Who's making your decisions ? / You or your religion ? /Your government, your countries ? You patriotic junkies ?)

« Autrefois nous avions des illusions/maintenant nous n’avons plus d’excuses » chante Dave Gahan, et l’album de se terminer sur ce mot ambivalent «Oh, We're fucked (…) Oh We Failed » (nous sommes baisés, nous avons failli)

On se quitte avec un titre à parti dans le disque et pour l’instant à ce qu’il paraît la chanson favorite du chanteur Dave Gahan : « Cover Me » pas sûr qu’il faille le traduire par « Couvre-moi » ?

extraits diffusés :

  • Going Backwards
  • Where's the revolution ?
  • Cover Me

Depeche Mode "Spirit" (Mute / Columbia)

tournée des stades en Europe au mois de mai : le 12 mai 2017 à Nice, le 29 mai à Lille, au Stade de France à Paris le 1er juillet (réservation déjà complètes)

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