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The Frightnrs. De gauche à droite : Dan Klein (chant) Preet Patel (basse) Chuck Patel (orgue claviers), Richard Terrana (batterie)

The Frightnrs : Vie et mort en contretemps

6 min
À retrouver dans l'émission

En septembre 2016, le groupe de reggae newyorkais signait son premier et dernier album chez Daptnone records. Un chant du cygne rocksteady pour le chanteur Dan Klein, atteint de la maladie de Charcot.

The Frightnrs. De gauche à droite : Dan Klein (chant) Preet Patel (basse) Chuck Patel (orgue claviers), Richard Terrana (batterie)
The Frightnrs. De gauche à droite : Dan Klein (chant) Preet Patel (basse) Chuck Patel (orgue claviers), Richard Terrana (batterie) Crédits : Daptone Records

« Toutes mes larmes ne te feront pas revenir » : vous écoutez les Frightnrs, groupe newyorkais dédié à la musique jamaïcaine, non seulement au reggae mais surtout au rocksteady, au dancehall, un groupe « préservationiste » comme ils l’admettent volontiers, au sens d’une visée de conservation de la nature de la musique qui les touche. Ce qui signifie une préservation des méthodes de productions, des sonorités, du style, ce qui n'interdit pas d'aborder des thèmes qui soient personnels et contemporains ; ce qui n’implique pas non plus d’imiter à la lettre : vous aurez remarqué qu’il n’y a aucune imitation de l'accent jamaïcain, le chanteur Dan Klein tenant beaucoup à son accent de Brooklyn. Et au temps qu’il faut savoir prendre pour les choses que l’on aime.

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Une fois encore, un coup d’œil attentif à la pochette du disque peut s’avérer révélateur. A gauche, le chanteur, est accroupi, le regard plongé vers le sol tandis que les trois autres fixent fièrement l'objectif. Habillés façon Rat Pack ou Motown du début (costumes et cravates tirés à quatre épingles - pas l'idée que certains se font d'un groupe de reggae).Comme le faisait remarquer un journaliste sur NPR, il y a un effet indéniable de cool sur cette photo (le cool étant le détachement, le calme des noirs américains en dépit du racisme). Cool parce que cette photo a été faite pendant l'enregistrement du disque, et que chacun, le chanteur comme les musiciens savait que ce disque serait leur seul et dernier disque.

Le chanteur Dan Klein, 33 ans, a révélé à la fin de l’enregistrement qu’il était atteint de la maladie de Charcot (sclérose latérale amyotrophique (SLA) qui procède par dégradation inexorable des fonctions, fonte musculaire, fonction respiratoire atteinte..) maladie qui dans son cas s’est développée de façon fulgurante. Il était déjà mort au moment de la sortie du disque, et n’ayant pu que donner son avis sur la photo de couverture.

« J’ai écrit ces chansons avant d’avoir connaissance de ma maladie, en espérant simplement pourvoir les chanter en public, en concert. Elles prennent depuis un sens nouveau, sachant que ce sera ce qu’on retiendra de moi » : Nothing More to Say

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Extraits diffusés :

  • All My Tears
  • Gonna Make Time
  • Nothing More To Say
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The Frightnrs: “Nothing More To Say” (Daptone Records)

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