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Gaye su Akyol « Hologram Ĭmparatorluğu » (Glitterbeat Records)

Gaye su Akyol : stambouliote à facettes

5 min
À retrouver dans l'émission

La chanteuse turque –déjà remarquée aux côtés du français dEbruit- signe avec le groupe Bubituzak un deuxième album psychédélique et oriental, à la fois chargé et drôle.

Gaye su Akyol « Hologram Ĭmparatorluğu » (Glitterbeat Records)
Gaye su Akyol « Hologram Ĭmparatorluğu » (Glitterbeat Records)

Vous voici transporté à Istanbul dans Hologram Ĭmparatorluğu, l’Empire Hologramme, celui que nous offre la chanteuse Gaye Su Akyol. Elle a 31 ans, certains comme le critique du Guardian la comparent à Björk mais cette chanteuse turque, ancienne étudiante en anthropologie, fille du peintre Muzaffer Akyol, a d’autres qualités qu’excentrique ou électrique. Née en 1985, soit 5 ans après le coup d'état militaire mené par le général Kenan Evren qui conduisit à une répression générale de toute forme de manifestation, y compris de musique rock dans le pays.

Si les possibilités se sont ouvertes depuis, elles tendent à nouveau à se réduire et la chanteuse d’offrir une échappée un rien psychédélique dans une musique à la fois ottomane, nourrie de rock mais pas jouée en 4/4, riche de ses voyages réguliers en Anatolie, et d’un peu de folie, « sans raison » comme le dit le titre « Akil Olmayinca » : « Quel est le sens des idées si elles sont sans raison ? Laisse Abdurrahman jouer et Bekir danser, ne te comporte pas comme celui qui sait déjà tout » et Gaye Su Akyol de déclarer son esprit agnostique, « Je suis mon propre maitre » - titre d’un des chansons (Kendimin Efendisiyim Ben). Alors que certains l'avaient découverte aux côtés du français dEbruit, la chanteuse signe avec le groupe Bubituzak leur deuxième album, hymne à la fête comme aux réflexions (fussent-elles en kaléidoscope) on y entend aussi ceci (enfin à condition d’avoir la traduction):

« Vous nous avez vendus / trahis ! Vous avez votre palais Mais il n'y a qu’une vide entre ces quatre murs Les richesses écrasent les simples mortels (…) - et plus loin – Vous avez volé le pays et l’avez mis à votre chevet » (Nargile)

La voix comme effumée de Gaye Su Akyol se prête aussi bien à l’humour : « Je me sens immortelle à tes côtés Comme si le monde pouvait être sauvé Si je bois un autre double raki »

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Une jeune femme qui ne manque pas de fasciner par sa voix et sa gestuelle (il faut aussi la voir danser sur scène).

« Si je n’avais qu’un seul regard à poser sur le monde, ce serait sur Istanbul » Lamartine qui y voyait « le pays natal » de son imagination. On est tenté d’en faire autant

extraits diffusés :

  • Hologram
  • Akil Olmayinca
  • Eski Tüfek

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