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George Michael aux American Music Awards en 1986

George Michael, monarque subversif de la variété internationale

5 min
À retrouver dans l'émission

Le chanteur britannique s’est éteint prématurément à l’âge de 53 ans. Cet artiste au succès mondial aura œuvré pour la reconnaissance des minorités, qu’elles soient sexuelles, raciales ou sonores.

George Michael aux American Music Awards en 1986
George Michael aux American Music Awards en 1986 Crédits : ABC Photo Archives - Getty

par Etienne Menu

“Last Christmas” (Wham !)

George Michael est parti un 25 décembre, lui qui avait signé au début de sa carrière Last Christmas, un des plus grands tubes de Noël de l’ère MTV, avec son groupe Wham ! Né Georgios Kyriacos Panayiotou en 1963 de parents grecs, le chanteur grandit à Londres et rencontre au collège Andrew Ridgeley, avec lequel il partage un amour de la soul Motown et des grands chanteurs à voix, comme Freddie Mercury de Queen, dont ils reprennent les chansons dans le métro de la capitale anglaise. Alors que vers 1983 le punk et la new-wave sont en perte de vitesse, leur duo Wham ! s’impose avec un son très pop, à la fois rétro et affirmatif.

“Fastlove (part 1)”

George Michael était habité par la soul américaine : d’abord parce qu’il faisait partie de cette génération d’anglais fascinés par cette musique, les soul boys, comme les Stones ou les Who avant eux avaient été obsédés par le blues. Mais aussi voire surtout parce que la soul puis la disco avaient été dès les années 70 des vecteurs d’émancipation de la communauté gay dans les discothèques de New York, puis de Londres ou de Paris. Les divas du genre comme Aretha Franklin, Whitney Houston ou Blily Paul, lui-même décédé cet année, racontaient en effet mieux que personne les tourments du désir et de la morale. Et avant même de faire son coming out en 1998, George Michael passa une grande partie de sa carrière à chanter cette insoutenable tension.

“Too Funky (part 1)”

Au delà de sa biographie et de ses problèmes d’addiction, il faudrait surtout se souvenir de George Michael comme d’un génial ambassadeur de la soul et du R&B, donc, mais également de la house, un courant encore plus marqué par l’émancipation du mouvement LGBT. Dès “Freedom” en 1990, qu’on a entendu un peu plus tôt dans cette émission, puis avec “Too Funky” et ses irrésistibles “baby”, que l’on écoute en ce moment, le beau barbu à mèche décolorée propulsa ces sonorités jusqu’alors underground au sommet des charts du monde entier. Et si sa carrière s’était faite un peu plus discrète depuis les années 2000, on rappellera les chiffres impressionnants réalisés par ses productions : 100 millions de disques vendus au total, 8 numéros uns au Billboard américain, ou encore six singles extraits d’un même album – Older, en 1996 – dans le top 3 anglais en moins de dix huit mois. Repose donc en paix, George Michael, et merci d’avoir transmis au monde cette foi en Dieu et en la musique.

Crédits : AFP
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