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The Ecstatic Music of Alice Coltrane : TURIYASANGITANANDA (Luaka Bop)

Le chant extatique d’Alice Coltrane

6 min
À retrouver dans l'émission

La pianiste, harpiste et veuve de John Coltrane fut aussi l’âme d’un centre védantique à Los Angeles, où elle enregistra dans les années 80. Anthologie déroutante, pleine de charge méditative.

The Ecstatic Music of Alice Coltrane : TURIYASANGITANANDA (Luaka Bop)
The Ecstatic Music of Alice Coltrane : TURIYASANGITANANDA (Luaka Bop)

« The Ecstatic Music of Alice Coltrane » soit la Musique extatique d’Alice Coltrane, il fallait au moins ceci pour vous soustraire un instant au tumulte de notre vie politique. Et voici que parait ce disque : TURIYASANGITANANDA (soit approximativement « le suprême chant de Dieu » en sanskrit). Dix ans après la mort d’Alice Coltrane, la pianiste, harpiste qui fut aussi la veuve de John Coltrane (le jazzman du Love Supreme), paraît cette anthologie de la musique qu’elle enregistra pendant les années 80 alors qu’elle vivait dans un ashram. Chant ou mantra méditatif donc, avec ses effets d’échos.

C’est la première fois qu’on entend chanter Alice Coltrane, et vous la voyez ici en couverture au milieu d’enfants, de jeunes femmes et de moins jeunes dans des saris colorés, au cœur du centre védantique où elle exerçait le rôle de « swami » (de maitre spirituel) non pas en Inde mais à Santa Monica, près de Los Angeles. Et si la musique est si singulière peut-être parce que se superposent d’un côté les voix, celles des étudiants de l’ashram et des synthétiseurs new age, parfois jusqu’au vertige…

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Etrange n’est-ce pas ? On a l’impression, un peu comme dimanche soir quand on regardait ce concert d’élection au Louvre, sans en entendre vraiment le son, que, finalement, on ne sait pas très bien ce que l’on entend, ce qui se joue. Ici d’un côté les chants, les mantras répétés, de l’autre une production très synthétique qui vient surplomber l’ensemble. On est parfois ému, souvent dérouté, et sans doute parce que la fonction de cette musique spirituelle, méditative, nous échappe.

Pour en savoir plus sur Alice Coltrane et son parcours je vous renvoie au grand article qui lui est consacré dans le nouveau numéro de la revue Magic qui retrace sa carrière. En regardant les photos et celle de la couverture du disque avec et ces enfants, ces adolescents qui entourent Alice Coltrane dans les années 80, je me demande ce qu’ils sont devenus, ce que cette musique a pu leur inspirer. C’est sa petite fille, Turya qui coordonne cette réédition. Si vous connaissez peut-être Ravi Coltrane, le fils de John Coltrane et d’Alice (devenu saxophoniste) figurez-vous que le petit-neveu d’Alice Coltrane, qui lui rendait souvent visite au ventre védantique est lui devenu un producteur de hip-hop très intéressant, sous le nom de Flying Lotus. On se quitte avec un des instruments privilégiés d’Alice Coltrane, avouez que cela faisait longtemps que vous ne nous étiez pas réveillé avec une harpe.

Extraits diffusés :

  • Om Shanti
  • Rama Guru
  • Er Ra

The Ecstatic Music of Alice Coltrane : TURIYASANGITANANDA (Luaka Bop)

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