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The Cinema of Quincy Jones (Ecoutez le Cinéma! Decca – Universal)

Le Cinéma de Quincy Jones : de sang chaud

5 min
À retrouver dans l'émission

Dans la chaleur de la nuit / Guet-apens / De Sang froid... l'Homme de fer...A l’occasion de la parution du beau coffret édité par Stéphane Lerouge - Ecoutez le cinéma ! Retour sur quelques grandes musiques pour l'image signées du trompettiste et arrangeur, avant sa rencontre avec Michael Jackson.

The Cinema of Quincy Jones (Ecoutez le Cinéma! Decca – Universal)
The Cinema of Quincy Jones (Ecoutez le Cinéma! Decca – Universal)

Quincy Jones « fait partie d’une constellation de compositeurs qui (…) m’a fait comprendre une idée essentielle : il n’y a pas à choisir entre jazz, rythmes sud-américains et Ecole de Vienne. Le cinéma vous permet d’amalgamer toutes ces influences, de les convertir en une seule voix, la vôtre ». Déclaration du compositeur Alexandre Desplat à retrouver dans ce coffret qui vient de paraître : Le Cinéma de Quincy Jones, condensé de composition et d’inventivité qui rappelle comment le trompettiste et arrangeur découvert auprès de Lionel Hamton et Dizzy Gillespie va devenir aussi compositeur à Hollywood pendant 8 ans.

On entendait ici un montage entre dialogues et musiques tirés de The Pawnbroker / Le Prêteur sur gage, film de Sidney Lumet 1964, c’est la première collaboration entre le réalisateur et Quincy Jones, la première fois qu’on découvrait cette nouvelle facette du compositeur. La musique pour l’image sera un épisode de huit années dans la vie de Quincy Jones avec comme il le souligne un bel épilogue en 1978 quand Sydney Lumet (encore lui) l’engage comme superviseur musical de The Wiz, relecture du Magicien d’Oz avec le jeune Michael Jackson dans le rôle de l’épouvantail, rencontre qui aura quelques effets sur la pop dans les années qui suivent…

Au cinéma en tout cas Quincy Jones signe aussi des musiques de chanson, pour Sarah Vaughan, Little Richards ou encore Ray Charles dans In The Heart Of The Night / Dans la chaleur de la nuit (1967) où l’entend aussi ceci : “Bowlegged Polly”. Le compositeur se montre capable d’adapter, de réinterpréter avec une palette immense. Ancien élève de Nadia Boulanger, marqué au fer rouge dit-il par Stravinsky mais aussi par Charlie Parker, on l’entend dans ce film, qui se passe dans le Mississipi, faire appel au chanteur folk Glenn Campbell avant d’ajouter un cymbalum d’Europe de l’Est, qui traduit tout le dépaysement du personnage de Sydney Poitiers, loin de chez lui, dans la tension, la moiteur, « la graisse du Sud ». Enfin l’un des sommets des musique de film de Quincy Jones reste sans doute Truman Capote’s In Cold Blood (1967).

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La musique de Quincy Jones pour De Sang Froid de Richard Brooks est probablement celle dont il est le plus fier, le compositeur jette « une passerelle entre jazz et dodécaphonisme, trouve une couleur d’orchestre inhabituelle, des violoncelles dans le grave, sombres et inquiétants, des percussions électroniques et, surtout deux bassistes de génies, Ray Brown et Andy Simpkins, voix intérieures des deux assassins ».

On se quitte avec la partition de l’Homme perdu (film d’Alan Aurthur 1969) que Quincy Jones a redécouvert avec surprise pour ce coffret. “Main Squeeze”.

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Extraits diffusés :

  • The Pawnbroker / Le Prêteur sur gage (film de Sidney Lumet 1964) : “How Come You People !” (dialogue Rod Steiger) / “Rack’Em Up”
  • In The Heart Of The Night / Dans la chaleur de la nuit (film de Norman Jewison 1967) : “Bowlegged Polly” by Glenn Campbell
  • Truman Capote’s In Cold Blood / De Sang Froid (film de Richard Brooks 1967)
  • The Lost Man / L’Homme perdu (film de Alan Aurthur 1969) “Main Squeeze”

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