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Les chansons et la police : la grande histoire d'amour

4 min
À retrouver dans l'émission

Les violences policières à nouveau en question dans l’affaire Theo inspireront-elles les musiciens mobilisés ? En attendant, retour sur une relation complexe entre les forces de l’ordre et la chanson, tous genres confondus.

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  • Boulevard Richard Lenoir
  • J'ai rencontré Richard Leblanc
  • Il était pâle comme l'ivoire
  • Et perdait tout son sang
  • "Tire-toi d'ici! Tire-toi d'ici!"
  • Voilà ce qu'il m'a dit
  • "Les flics viennent de passer
  • Histoire de se réchauffer
  • Ils m'ont assaisonné"
  • Au jour le jour
  • À la nuit la nuit

« À la belle étoile » paroles de Jacques Prévert, chantées par Juliette Greco - qui au passage fêtait mardi ses 90 ans. Pas nouveau le sujet des violences policières dans la chanson, celle-ci date de 1951. Et certainement Hélène Hazera qui anime Chanson Boum le vendredi soir sur France Culture pourrait vous en chanter bien d’autres. Evidemment depuis il y a eu Renaud (qui a même embrassé un flic récemment) ou encore « Police » par NTM (1993) qui évoquait déjà les contrôles d’identité au faciès, plus rock les ainés de banlieue chantaient « Police milice » avec Trust (1979).

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De la parodie bidasse comme Grand Jojo et « Patrouille de nuit » à la métaphore filée de « Comme un balai » chanté en fanfare par Marcel et son orchestre, le sujet est immense et traverse tous les styles musicaux. L'amour de la maréchaussée et de la police respire aussi bien dans « L'hécatombe » de Brassens que chez beaucoup de rappeurs français.

Sans faire l'historique complet des attaques et procédures entre la classe politique et la musique rap ces 20 dernières années (voir l’article du journal Le Monde daté de 2010) on se souvient que précisément c'étaient des propos tenus ou écrits sur la police qui déclenchèrent les poursuites de Jean-Louis Debré contre le ministère A.m.e.r, de Nicolas Sarkozy contre La Rumeur (longue procédure de 8 années qui après un second pourvoi en cassation de l'Etat verra le rappeur Hamé finalement relaxé). Mais comme le soulignait Manuel Valls qui souhaitait lui aussi lutter contre les paroles agressives à l'encontre des autorités, « le phénomène dépasse le seul support du disque ou du livre et s'exprime de plus en plus sur Internet » ce qui pose de nombreuses questions (notamment les délais de prescription).

L’été dernier, un rappeur du Blanc-Mesnil, Sofiane, dont la série JeSuisPasséChezSo tout attaché précédé du hashtag, a été un énorme succès viral, (voir l’interview dans CLIQUE) donnant son nom à l’album paru le mois dernier (numéro trois des ventes album sur Apple à l’heure actuelle), publiait cette chanson où le rapport de force et de fascination se transforme dès que le rap revêt l’uniforme de la police et des brigades d’interventions.

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Sofiane « C’est nous les condés » - #Jesuispasséchezso : Episode 5 / Police Nationale

Sofiane qui faisait partie des rappeurs qui ont manifesté leur soutien à la famille d’Adama Traoré, et qui cette semaine a rendu visite à Theo Luhaka à l’hôpital, avec à ses côtés le rappeur Youssoupha « Ex-Rappeur français. Sur le chemin du retour. Pas encore en retraite mais déjà en retrait » comme il l'indique sur Twitter qui postait dimanche via le #JusticePourTheo un message retweeté près de deux mille fois.

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Pour avoir suivi ce qui se disait cette semaine sur les réseaux sociaux notamment autour du #JusticePourTheo ou sur Facebook certains en appelaient à la création d’un hashtag Black Lives Matter français, et regrettaient le silence des artistes hors du rap. Sans entrer dans un délicat débat comparatif, pour rappel il a fallu plus d’un an après la création du mouvement Black Lives Matter pour qu’un chanteur s’empare frontalement du sujet sur un grand média américain, avant d’être suivi plus tard par des artistes plus grand public. (voir l’article de la revue Esprit numéro octobre 2016 : BlackLivesMatter : comment le hashtag a aussi changé la musique ). Ce chanteur c’était J. Cole qui lors de la performance dans l’émission de David Letterman dédia une chanson inédite à Mike Brown et Eric Garner, deux victimes des violences policières. Espérons que ce ne seront pas seulement les rappeurs qui en France trouveront quelque chose à dire à propos de Théo Luhaka.

Extraits diffusés :

  • Juliette Greco « A la belle étoile »
  • Sofiane « C’est nous les condés »
  • J.Cole « Be Free »
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