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Tamer Abu Ghazaleh "Thulth" (Mostakell)

L’ivresse de Tamer Abu Ghazaleh

5 min
À retrouver dans l'émission

Dans son troisième album « Thulth » le musicien palestinien accumule avec frénésie trois décennies de musique et de poésie, non sans satire politique.

Tamer Abu Ghazaleh "Thulth" (Mostakell)
Tamer Abu Ghazaleh "Thulth" (Mostakell) Crédits : Omar Mostafa

Le nom, comme la voix, de Tamer Abu Ghazaleh ne sort pas aisément de la tête. Ce chanteur Palestinien, basé au Caire, compositeur et producteur, apparaît aussi comme un acteur et activiste de la scène musicale au Proche-Orient. Membre du groupe panarabe Alif Ensemble (qui réunit des musiciens Syriens, Libanais, Egyptien, Palestien et Irakien) c’est aussi le fondateur d’une plateforme dédiée à la scène indépendante Arabe (nommée eka3 : plateforme qui fournit des outils de production, de promotion et de distribution à des artistes venus aussi bien du rock que de la musique électronique ou instrumentale plus traditionnelle), et voici qu’il publie « Thulth » (le troisième) disque à son nom. Enregistrement plein de débordements, de surenchère sonore et de poésie, comme ce texte emprunté au poète palestinien Tamim Al-Barghouti : « Namla »

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Tamer Abu Ghazaleh : musicien né au Caire en 1986, très vite imprégné de musique et de questions politiques. Né de parents mélomanes exilés Palestiniens il part vivre avec eux à Ramallah en 1998 et poursuit sa formation musicale au Conservatoire (conservatoire qui aujourd’hui porte le nom d'Edward Saïd), où il apprend tous les instruments que l’on l’entend jouer ici (du oud, du buzuq, de l’harmonium). En 1991 (il a donc 5 ans à l’époque) Tamer Abu Ghazaleh enregistre un de ses premiers morceaux « Ma Fi Khof » (sans peur) qui évoque directement la première intifada. On retrouve dans ce disque une forme d’ivresse formelle, certaines musiques semblent avancer par des mouvements de marée, de ressac le tout lié à une apprêtée du chant, tout indiqué pour chanter Le Fou de Layla.

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« Ils disent que Layla m'a torturé avec son amour, pourtant quelle torture bien-aimée »

Le mythe du Fou de Layla (Majnûn Laylâ - attribué à un certain Qais Ibn al-Mulawah) repris par Tamer Abu Ghazaleh. On se quitte avec un texte plus satirique : « El Balla'at » (la bouche d’égout) – c’est le dernier titre de l’album : « Je suis un insecte, non pas fabriqué en Egypte, de la contrefaçon, Je me noie dans l’eau boueuse, si vous le permettez. Mais pourquoi est-ce que je sonne tellement Egyptien, moi qui suis Palestinien ? »

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Extraits diffusés :

  • Fajrolbeed (poème de Ramez Farag)
  • Namla (poème de Tamim Al-Barghouti)
  • Hob (poème de Qais Ibnul Mulawah)
  • El Balla’at

“Thulth” (label Mostakell)

concert : Paris dans le cadre du Festival d’île de France : le 7 oct 2016 (au Divan du Monde)

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