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Naïssam Jalal & Rhythms of Resistance (Les Couleurs du son)

Naïssam Jalal : souffle et résistance

5 min
À retrouver dans l'émission

La jeune flutiste d’origine syrienne, attachée à sa bi-nationalité allez la lire et l’entendre sur son site, signe un deuxième album plein de souffle avec l’ensemble Rhythms of Resistance.

Naïssam Jalal & Rhythms of Resistance (Les Couleurs du son)
Naïssam Jalal & Rhythms of Resistance (Les Couleurs du son)

On commence ici par « Alep » une composition signée Naïssam Jalal. Flutiste d’origine syrienne, elle est née à Paris, a étudié la flute traversière au conservatoire (formation classique) ce qui ne l'empêche pas de découvrir l'improvisation. A 19 ans, pour connaitre ses racines elle part étudier à Damas en Syrie, puis au Caire. A son retour d'Egypte, elle accompagne en France un rappeur libanais, puis un joueur de oud Égyptien et commence à jouer un peu partout dans le monde, dans différents styles. Musiques africaines, arabes, contemporaines ou plus traditionnelles. En 2011 elle forme son propre ensemble Rhythms of Resistance.

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« Ma musique est le reflet de ce monde fou à la fois d’une extrême violence et d’une grande beauté. Elle parle de la rage, de la révolte, de la douleur et de la guerre mais aussi de l’amour et du courage des hommes et des femmes avec lesquels j’ai le sentiment de partager une identité, une volonté ou juste un espoir. Je parle de la douleur d’un peuple parce qu’elle est aussi ma douleur, du courage d’un village parce que je l’admire, ou d’un amour que j’ai vécu parce que d’autres l’ont vécu aussi. »

A propos du village elle évoque en l’occurrence Kafranbel (au sud d’Alep) où plusieurs habitants ont rivalisé d’inventivité et d’humour par des banderoles, des affiches détournées et des films postés sur internet. Les décalages, les changements de ton sont aussi à l’œuvre dans la musique de Naïssam Jalal et Rhythms of Resistance qui nomment leurs compositions Hob Wa Harb (L’Amour et la guerre) ou encore « Mais où est passé le bouton pause de mon cerveau ? »

Letitre de l’album donne tout de suite le ton : Almot Wala Almazala (La mort plutôt que l’humiliation) en écho au slogan des manifestations du printemps 2011, « c’est pour rendre hommage à leur courage et rendre hommage aux centaines de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants morts sous les balles ou la torture, morts de faim, assiégés par le régime et l’indifférence du monde » qu’elle a composé le morceau final qui porte ce titre, comme une suite en 4 mouvements, très différents qui gagnent à chaque fois en intensité on se rapproche de la fin ici, dans une marche qui paraît aussi inexorable qu'imprévisible.

Naïssam Jalal & Rhythms of Resistance : Almot Wala Almazala : Album à paraître le 10 novembre 2016 (Les Couleurs du Son / L'Autre Distribution)

  • Naïssam Jalal (flute, nay, compositions),
  • Mehdi Chaïb (sax tenor et soprano, percussions),
  • Karsten Hochapfel (guitare, violoncelle),
  • Zacharie Abraham (contrebasse)
  • Arnaud Dolmen (batterie).

Toutes les informations à la page de Naïssam Jalal

Concerts : le 25 Nov 2016 A la Dynamo De Banlieues Bleues, Pantin, le 12 nov. à Annecy-le-vieux, le 16 à Jazzdor, 27 nov au festival Jazz au fil de l'Oise, 9 dec. à Montfermeil, et puis le 23 février au Studio de l’Ermitage à Paris

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