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Thomas Fersen « Un coup de queue de vache » (éditions Bucéphale/Believe)

Psychanalyse de contes de Fersen

6 min
À retrouver dans l'émission

L’auteur interprète réalise « Un coup de queue de vache » dixième album avec quintet à cordes plein d’humour, de bêtes et de grâce. Avec encore un esprit de fable à la campagne, mais sans morale.

Thomas Fersen « Un coup de queue de vache » (éditions Bucéphale/Believe)
Thomas Fersen « Un coup de queue de vache » (éditions Bucéphale/Believe) Crédits : Photo : Jean-Baptiste Mondino

« Et Crac » chante Thomas Fersen sous les doigts d’une ostéopathe devenue partenaire de patchanga. Thomas Fersen écrit, compose et réalise « Un coup de queue de vache » son dixième album, un disque plein de fantasmes, d’animaux et de ruraux partis pour la ville. Comme souvent chez Fersen les chansons ont un parfum de fable ou de folie (« Pièces montée des grands jours » parlait des plaisirs et des excès de la chair « Le pavillon des fous » s’inspirait du Moravagine de Blaise Cendrars… ici tout serait parti du récit d'un enfant qui préfère se cacher dans les buissons plutôt que de jouer à la balle. Et l'enfant de faire salon avec le lièvre, l'oiseau, le hérisson… plus tard ayant quitté la campagne pour la ville il retrouve dans un baiser le goût des bois, la biche dérangée « Ta langue est une feuille si lourde de rosée, Que j'aime tes baisers et ton cou de chevreuil » (Les Petits sabots)

Décor sylvestre mais par d'humeur agreste chez Thomas Fersen, aussi léger qu’élégant, sorte de pendant de Neil Hannon, mais la Divine Comédie est jouée ici avec un quatuor, enfin un quintet en fait puisque c’est quatuor à cordes au milieu duquel l'arrangeur Joseph Racaille ajoute un banjo ou une mandoline « comme un intrus, à la façon du renard dans la basse-cour » note Thomas Fersen (entretien dans le Telegramme)

Obsessions médicales et féminines confondues dans un climat breton par Thomas Fersen avec «Tu n’as pas les oreillons ». Les chansons s’entendent ici avec des degrés de lectures multiples, mais sans morale : aucune psychanalyse des contes de Fersen à faire sinon simplement jouer à déchiffrer le sens de ce « coup de queue de vache ». Dans la chanson qui donne le titre à l’album il est question d’un coq qui a perdu un peu de son panache depuis qu'il a pris un coup de queue de vache, métaphore de l'homme parvenu à la cinquantaine, du chanteur qui perd son contrat et quelques illusions sur les maisons de disques, et une métaphore politique aussi forcément… On se quitte avec un autre animal (et une métaphore singulièrement tendue) cette fois-ci avec le homard.

Extraits diffusés :

  • La Patchanga
  • Tu n’as pas les oreillons
  • Dans les rochers de Beg-An-Fry

Thomas Fersen « Un coup de queue de vache » (éditions Bucéphale/Believe)

Quelques dates de concert (voir sur sa page officielle) samedi 28 janvier 2017 à Beaupréau-en-Mauges, 15 mars à Roubaix, le 17 à Chateaugiron, au Théâtre de l'Oeuvre à Paris (du 21 mars au 1er avril 2017), tournée continue festival Mythos à Rennes le 9 avril Bordeaux le 14 avril 2017, etc.

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