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« Venezuela 70 » (Soul Jazz Records)

Venezuela 70 : rock électronique et joropo

6 min
À retrouver dans l'émission

Au travers d’une compilation pleine de curiosités, ce numéro édité par Soul Jazz Records propose un voyage dans l’utopie vénézuélienne des années 70, celles de l’essor économique et du multiculturalisme.

« Venezuela 70 » (Soul Jazz Records)
« Venezuela 70 » (Soul Jazz Records)

Bon la première question qui se pose ici : que vient faire le Machu Picchu dans une musique Vénézuélienne ? (puisque Cuzco se trouve grosso modo à 10h d’avion depuis Carracas) Sans doute une certaine idée de la hauteur, du sanctuaire ou peut-être un livre adaptation de ce chant de Pablo Neruda ?

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« Machu Picchu est un voyage à la sérénité de l'âme, à la fusion éternelle avec le cosmos, là-bas nous sentons notre propre fragilité (…) Un havre de papillons à l'épicentre du grand cercle de la vie. Un miracle de plus. »

Les hauteurs de Machu Picchu, deuxième chant du Chant général

Bon je vous raconte n’importe quoi, le poète chilien n’a sans doute rien à voir avec le groupe cosmique ‘Un Dos Tres y Fuera) bien représenté dans cette compilation « Venezuela 70 » parue il y a peu chez Soul Jazz Records : Cosmic visions of latin american Earth – Venezuelian Experimental rock 1970s

Si l'on en croit les notes du label anglais qui édite ces miscellanées, c'est la première anthologie consacrée à la révolution sonore qui s'opère à ce moment-là au Venezuela, alors que le pays connaissait un essor économique et culturel important, occupant une position centrale en Amérique latine. Ce qui n’interdit pas les curiosités comme l'étrange Pablo Schneider « Amor En Llamas »

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La plupart des artistes présents sur la compilation sont complètement inconnus au delà du Venezuela, peut-être parce que ces groupes proposent une synthèse un peu étrange entre rock américain, les prémices de musique électroniques ("Basheeba" fait immédiatement penser à Kraftwerk - ce qui n'est pas tout à fait un hasard puisque Angel Rada a étudié en Allemagne, est passé par les studios Kling Klang de Düsserldorf, nouant des liens fort avec Klaus Schulze de Tangerine Dream) des polyrythmies venues de la Caraïbe... le tout au service d'une identité propre à la musique Vénézuélienne.

Un groupe comme celui qu’on entendait au début « Un Dos Tres y Fuera » (un deux trois et ailleurs) intègre dans leurs expérimentations jazz-rock-électroniques des influences de folklore comme le joropo, détournant parfois les instruments traditionnels de leur usage.

Enfin, ce qui est passionnant à lire dans le livret qui accompagne cette compilation Venezuela 70, tient dans la composition très complexe du terreau culturel vénézuélien (fait d’influences espagnoles, indigènes, portugaises, africaines…) et son histoire économique, marquée par l’exploitation de ses ressources de pétrole qui fera venir beaucoup de main d’œuvre de l’étranger à partir de la Seconde Guerre Mondiale. La plupart des musiciens présents sur cette compilation viennent de familles qui ont suivi ce chemin. Mixité, exubérance et optimisme qui tranchent avec la situation actuelle, mais déjà ce titre qui peut-être annonçait la question du partage des richesses : Dame de comer « donne-moi à manger »

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extraits diffusés :

  • Un Dos Tres y Fuera – Machu Picchu (1975)
  • Pablo Schneider – Amor En Llamas (1976)
  • Miguel Angel Fuster - Dame de Comer (1977)

« Venezuela 70 » (Soul Jazz Records)

site consacré au rock vénézuélien : ICI

Explorer la carte sonore au travers de différentes décennies : Radiooooo

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