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Homme en blouse debout sur une barricade (projet de frontispice pour Le Salut public). Fusain sur papier de Gustave Courbet (1848)

Ce qui nous soulève

59 min
À retrouver dans l'émission

Nouvelle écoute : Le Jeu de Paume confie la totalité de ses espaces au philosophe et historien de l’art Georges Didi-Huberman pour une grande exposition réunissant à la fois des œuvres anciennes et contemporaines.

Homme en blouse debout sur une barricade (projet de frontispice pour Le Salut public). Fusain sur papier de Gustave Courbet (1848)
Homme en blouse debout sur une barricade (projet de frontispice pour Le Salut public). Fusain sur papier de Gustave Courbet (1848) Crédits : Musée Carnavalet — Histoire de Paris. © Musée Carnavalet / Roger-Viollet

Nouvelle écoute de cette émission diffusée le 16/10/2016.

Invité : Georges Didi-Huberman

 Georges Didi-Huberman
Georges Didi-Huberman Crédits : SB - Radio France

Dans une exposition qui ouvre ses portes dans quelques jours au Jeu de Paume (dans le 8ème, 1 Place de la Concorde), le philosophe Georges Didi-Huberman, notre invité aujourd’hui, a choisi de présenter un ensemble d’œuvres réunies autour d’un geste d’espérance et de résistance à la fois, le geste du soulèvement. Pour en parler, nous partons de l’observation d’une œuvre symptomatique, un petit dessin au fusain de 9,5 x 12,5 cm réalisé par l’artiste Gustave Courbet, daté de 1848, conservé au Musée Carnavalet à Paris (dans le 3ème, 16 Rue des Francs Bourgeois). Son titre : Homme en blouse debout sur une barricade (projet de frontispice pour Le Salut public).

Affiche de l'exposition
Affiche de l'exposition Crédits : Musée du Jeu de Paume

Exposition "Soulèvements" du 18 octobre 2016 au 15 janvier 2017 au Jeu de Paume (partenariat France Culture). Commissaire : Georges Didi-Huberman, philosophe et historien de l'art.

Le Jeu de Paume confie la totalité de ses espaces au philosophe et historien de l’art Georges Didi-Huberman pour une grande exposition réunissant à la fois des œuvres anciennes et contemporaines.

Los Caprichos (1799) de Francisco de GOYA. Eau-forte, aquatinte et burin, 2ème édition de 1855
Los Caprichos (1799) de Francisco de GOYA. Eau-forte, aquatinte et burin, 2ème édition de 1855 Crédits : Collection Sylvie et Georges Helft. Photo : Jean de Calan

"Soulèvements" est une exposition transdisciplinaire sur le thème des émotions collectives, des événements politiques en tant qu’ils supposent des mouvements de foules en lutte : il sera donc question de désordres sociaux, d’agitations politiques, d’insoumissions, d’insurrections, de révoltes, de révolutions, de vacarmes, d’émeutes, de bouleversements en tous genres. Sur le site du Jeu de Paume

Manifestations anticatholiques à Londonderry (1969). Gilles CARON
Manifestations anticatholiques à Londonderry (1969). Gilles CARON Crédits : Gilles Caron / Fondation Gilles Caron / Gamma Rapho

C’est une interrogation sur la représentation des peuples, au double sens — esthétique et politique — du mot « représentation ». L’exposition se fonde sur un travail historique et théorique que Georges Didi-Huberman tente de mener depuis quelques années, notamment à travers une série d’ouvrages intitulés L’Œil de l’histoire et dont les derniers affrontent la question de l’« exposition des peuples » ainsi que de l’émotion en tant qu’elle serait à ne pas exclure d’une anthropologie politique.

Mierda (1934). Federico GARCÍA LORCA. Calligramme à l’encre de Chine. Collection Fondation Federico García Lorca, Madrid.
Mierda (1934). Federico GARCÍA LORCA. Calligramme à l’encre de Chine. Collection Fondation Federico García Lorca, Madrid. Crédits : Fondation Federico García Lorca, Madrid / VEGAP, Madrid

La figure du soulèvement sera déclinée à travers divers médiums : manuscrits d’écrivains, peintures, dessins, gravures, photographies, films. Ceux-ci, parce que la représentation des peuples en mouvements — depuis Griffith et Eisenstein jusqu’aux réalisateurs d’aujourd’hui — est l’une des grandes affaires du cinéma, feront l’objet d’une attention particulière qui donnera sans doute à l’exposition son style particulier.

The Route (2006). Chieh-Jen CHEN. Film 35 mm transféré sur DVD, couleur & noir et blanc, muet, 16’ 45’’.
The Route (2006). Chieh-Jen CHEN. Film 35 mm transféré sur DVD, couleur & noir et blanc, muet, 16’ 45’’. Crédits : Chieh-Jen Chen, courtesy galerie Lily Robert

Le parcours de l’exposition suit un cheminement sensible et intuitif dans lequel le regard peut, cependant, se focaliser sur des « cas » exemplaires traités avec précision, afin d’échapper à tout regard généralisateur, à travers cinq grandes parties : • ÉLÉMENTS (DÉCHAÎNÉS) • GESTES (INTENSES) • MOTS (EXCLAMÉS) • CONFLITS (EMBRASÉS) • DÉSIRS (INDESTRUCTIBLES).

Lecture des textes : Gabriel Dufay. Extraits de : Dits et Écrits, II, (page 793) de Michel Foucault - un poème de Goethe - L'Infini turbulent (1917) de Henri Michaux - ‎Sur Nietzsche, volonté de chance‎ (09.04.1945) de Georges Bataille -

Musiques extraites des albums Kesto (2004) de Pan Sonic et Désobéissance avec le titre Réveillez vous de Keny Arkana

A la technique : Jeuhan Richard Dufour

Intervenants
L'équipe
Production
Réalisation
Avec la collaboration de

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