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Freud en 1932

Freud et l'image, un rapport paradoxal

59 min
À retrouver dans l'émission

Une exposition à Paris célèbre aujourd’hui l’explorateur le plus hardi, peut-être, du sixième continent, à la géographie singulière qui a modifié la relation que nous avons au visible et à l’invisible.

Freud en 1932
Freud en 1932 Crédits : Max Halberstadt

Une exposition célèbre aujourd’hui l’explorateur le plus hardi, peut-être, du sixième continent. Un sixième continent à la géographie singulière qui a modifié la relation que nous avons au visible et à l’invisible. Et surtout à nous-mêmes, l’inconscient. Et donc Freud, Sigmund Freud, dont la démarche a été profondément marquée, évidemment par la rencontre avec l’hystérie, telle que la présentait Charcot dans les cours auxquels il assistait en 1855 à la Salpêtrière.

L’exposition intitulée Sigmund Freud. Du regard à l’écoute est conçue par un grand historien d’art, Jean Clair. C’est normal qu’un grand historien s’empare d’un sujet pareil, parce que André Breton qualifie la découverte de l’hystérie comme la plus grande découverte poétique de la fin du 19e siècle. Mais c’est étrange aussi puisque la beauté, de l’aveu-même de Freud, est ce sur quoi la psychanalyse a le moins à dire. Pourtant après l’exposition sur Vienne (1986 au Centre Georges Pompidou), après l’exposition sur L’âme au corps (2002 au Grand Palais) ou l’exposition sur la mélancolie (2005/2006 au Grand palais), Jean Clair poursuit là une réflexion sur la puissance des images, sur la façon dont la charge, la libido pourrait-on dire, l’émotive et nous ouvre une porte sur les profondeurs de notre humanité. Au musée d’art et d’histoire du Judaïsme, ces interrogations s’enrichissent d’une interrogation sur l’influence des méthodes d’interprétation des textes sacrés sur l’œuvre de l’inventeur de la psychanalyse qui répondait, alors qu’on l’interrogeait sur ce qu’il y avait encore de juif en lui, bien que tout à fait détaché de la religion. Il répondait encore beaucoup de choses et probablement l’essentiel…

« De l’image à L’écoute est un titre qui est à la fois un parfait résumé de Freud, et la structure de la culture judaïque » Gérard Haddad

Félicien Rops, La Tentation de Saint-Antoine, 1887 Eau-forte sur papier 12 x 8 x 10 cm
Félicien Rops, La Tentation de Saint-Antoine, 1887 Eau-forte sur papier 12 x 8 x 10 cm Crédits : Namur, musée Félicien Rops

« Dans la Vienne exceptionnelle de 1900, Freud ignorait Klimt ou Schiele, qui pourtant traitent dans leur peinture de thèmes éminemment freudiens : les pulsions de mort et d’amour comme pôles indissociables » Gérard Haddad

« Il y a une nécessité pour le psychanalyste d’être sensible à l’Art » Philippe Comar

« L'art pictural n'existait pas dans le judaïsme» Gérard Haddad

Charles Matton Le Cabinet de Sigmund Freud, 2002 Techniques mixtes, 57 x 71 x 55 cm
Charles Matton Le Cabinet de Sigmund Freud, 2002 Techniques mixtes, 57 x 71 x 55 cm Crédits : Estate Charles Matton

"Le patient prenait place dans une grotte entouré de divinités" Philippe Comar

"Freud était passionné d'archéologie. Il se considérait comme un archéologue du psychisme humain."Gérard Haddad

« Le judaïsme antique va beaucoup marquer Freud dans le début de la fondation de la psychanalyse » Gérard Haddad

Exposition : Sigmund Freud. Du regard à l’écoute, du mercredi 10 octobre 2018 jusqu'au dimanche 10 février 2019, au MAHJ (Musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme)

A réécouter ou podcaster la grande traversée : Moi, Sigmund Freud par Christine Lecerf

Textes lus par Claude Aufaure

Extraits et Musiques : 

Sigmund Freud, dans l'intimité d'un génie

Eva-Maria Houben ‎– Works For Piano

Jürg Kienberger , Trio Farkaš ‎– Das Waldhaus In Sils-Maria

Intervenants
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