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Christen Købke (1810-1848), Vue de Dosseringen, 1838. Huile sur toile, 53 x 71,5 cm, Copenhague, Statens Museum for Kunst

Une plongée dans l'âge d'or danois

58 min
À retrouver dans l'émission

Au XIXe siècle alors que le Danemark est marqué par une crise économique, maritime et commerciale sans précédent, il connait une éclosion artistique exceptionnel.

Christen Købke (1810-1848), Vue de Dosseringen, 1838. Huile sur toile, 53 x 71,5 cm, Copenhague, Statens Museum for Kunst
Christen Købke (1810-1848), Vue de Dosseringen, 1838. Huile sur toile, 53 x 71,5 cm, Copenhague, Statens Museum for Kunst Crédits : © SMK Photo/Jakob Skou-Hansen

Les âges d'or se développent parfois sur fond de désastre. La peste ou les guerres de religion permettront aux âges d'or de la peinture espagnole ou hollandaise de surgir ainsi. Il en va de même pour le Danemark bouleversé au temps des guerres napoléoniennes et qui, en une nuit perd sa marine, source de richesse, en un siècle perd la Norvège et une partie de ses provinces du sud. 

Au XIXe siècle, au temps de cet extraordinaire appauvrissement, entre néoclassicisme et romantisme, un art lumineux, un art cultivé, un art réaliste, en fait un art bourgeois soutenu par l'activité renouvelée d'une académie des beaux-arts puissante et par des commandes royales et des collectionneurs, éclôt. Les artistes sont partagés entre l'attrait ancien du sud de l'Europe, en particulier l'Italie et la France, et la possibilité de faire apparaître un art national ou scandinave. Les noms des artistes ne nous sont pas familiers mais ils méritent largement notre considération et la justice que leur rend l'exposition du Petit Palais

Si on y découvre les chefs-d'oeuvre de Christoffer Wilhelm Eckersberg qui révolutionna l'enseignement au Danemark, la génération suivante, celle de Christen Købke ou de Peter Christian Skovgaard, Johan Thomas Lundbye, Martinus Rørbye de Elisabeth Jerichau-Baumann ou Otto Bache, emportent notre adhésion. Curieusement cet âge d'or tel qu'il nous apparait, divers par ses sujets, est assez homogène par son application réaliste, sa maîtrise technique, son goût des compositions savantes. 

Quelques années plus tard, des artistes danois prendront le contrepied de cette esthétique, ils s'appellent Hammershøi, Willumsen ou Jacobsen, rien sinon les fameux contes d'Andersen qui mettront du temps à être appréciés au Danemark alors que toute l'Europe les célébrait, rien n'annonce les lumières poudrées ou les brouillards tourmentants de ces nouveaux venus...

Christoffer Wilhelm Eckersberg, Vue à travers trois arches du troisième étage du Colisée, 1815. Huile sur toile, 32 x 49,5 cm, Copenhague, Statens Museum for Kunst
Christoffer Wilhelm Eckersberg, Vue à travers trois arches du troisième étage du Colisée, 1815. Huile sur toile, 32 x 49,5 cm, Copenhague, Statens Museum for Kunst Crédits : © SMK Photo/Jakob Skou-Hansen

Exposition : L’Âge d’or de la peinture danoise (1801-1864), du 22 septembre 2020 au 03 janvier 2021au Petit Palais (Paris). 

C'est une exposition qui peut faire du bien : elle montre des enfants sages, des paysages apaisants. Christophe Leribault

On est assez loin de la peinture traditionnelle. Christophe Leribault

L'académie royale de Copenhague attire tous les artistes du nord. C'est le Paris du nord. Jean-Loup Champion

Le Danemark est un pays plat, entièrement traversé par la mer. Jean-Loup Champion

L'exposition est lumineuse ! Ce qui peut paraître paradoxal pour un pays sombre. Jean de Loisy

Ce n'est pas une peinture d'un réalisme complet. C'est une peinture avec une touche de naïveté ou de poésie. Jean-Loup Champion

Il n'y a pas de tableaux nocturnes. Les artistes ont à coeur de montrer la lumière. Christophe Leribault

Ils ont tous fait des portraits d'enfants extraordinaires... d'une profondeur... avec un air très grave. Jean-Loup Champion

Il y a une exaltation d'une vérité arrangée. Christophe Leribault

Il y a un goût, du Petit Palais et de Christophe Leribault, pour le dessin et la peinture qui est à la fois moderne sans être difficile d'accès. Yves Jaeglé

Lecture des textes : Allan Wenger

  • Lecture 1 : Extrait Novalis ''Le monde doit être romantisé..."

Musique : Bloom de l’album Audiosphere #8 par Taylor Deupree & Christopher Willits

  • Lecture 2 : ''Ce mauvais goût se manifeste, entre autres, dans la satisfaction vaniteuse et coquette"

Musique : 3e jour par Samuel Sighicelli & P'luckd de l’album Strings Feedback par Andrew Pekler

  • Lecture 3 : ''Avec leurs troncs élancés et leurs feuillages lumineux..."

Musique : The Body's Night (Part 2) de l’album The Body's Night par James Rushford

Intervention en fin d'émission de Yves Jaeglé, Chef adjoint au pôle culture médias du Parisien. 

Emission en partenariat avec le Parisien

Bibliographie

Intervenants
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