LE DIRECT
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.
La rencontre du 2 bis rue Perrel, 1946

Victor Brauner, vision intérieure

59 min
À retrouver dans l'émission

Victor Brauner, Prince de l’infra-nuit et époux des noces chimiques..

La rencontre du 2 bis rue Perrel, 1946
La rencontre du 2 bis rue Perrel, 1946 Crédits : Victor Brauner - Radio France

Aujourd’hui, a l’occasion de son exposition au MAM nous parlons du Grand maître de l’ordre de l’ornythorinque ainsi que se qualifia lui-même le peintre Victor Brauner en 1947, manifestant par ce titre de noblesse l’importance des hybridations essentielles dans son œuvre singulière. Entre 1920 période de ses premières peintures et 1966 année de sa disparition, ce grand artiste troubla les sources et les genres pour parvenir a une écriture poétique sans équivalent. Le rêve et le réel, l’animal le végétal et l’humain, le descriptif et le prophétique l’érotisme et l’amour sacré, le modernisme et les grandes traditions spirituelles, les arts premiers et la peinture surréaliste. Ce peintre visionnaire admiré par les artistes et les poètes, figure capitale du surréalisme qui développa son œuvre dans l’adversité, la pauvreté et la peur parfois, parvint a formaliser une cohérence évidente et singulière et réunit sur lui une incroyable adjectivation. 

Maître des brouillards spéculatifs

Conducteur de sortilège, plongeur a la main assurée, picotopoéte et maître des brouillards spéculatifs, jongleur des arcanes inconnus, tout cela pour être probablement résumé par une qualité qui marqua les surréalistes, Brauner-Voyant. Toute sa vie, heurté par des légendes biographique du passage de la comète de Halley que ses parents le préparèrent a voir pour qu’il puisse, endimanché, assister a la fin du monde aux séances de spiritisme de son père qui encouragèrent sa médiumnité, à la crevaison de son œil ou à son exclusion du surréalisme, son itinéraire, parfumé d’occultisme d’alchimie et de magie tout autant que d’art de son temps est marqué d’épisodes qui frôlent le fantastique. Autour de lui les grands écrivains ou artistes, veillent avec admiration, je pense a René Char ou Marcel Duchamp qui l’admiraient . 

Exposition Victor Brauner, Je suis le rêve. Je suis l'inspiration. Jusqu'au 10 janvier 2021 au Musée d’Art Moderne de Paris

On est dans la quête de la magie avec Victor Brauner. Camille Morando

Brauner perd son œil dans une bagarre, ce qui est extraordinaire c'est qu'il l'avait déjà peint. Dans son premier autoportrait il se crève l'œil. C'est en 1931. En 1938 la chose se produit. Sophie Krebs 

Le chasseur pour chasser sa proie ferme un œil pour voir de façon plus précise, à lui, peintre, il lui a été donné de perdre un œil pour voir le centre de la vie. Jeanne Brun

Lecture des textes par Thierry Gibault

  • Extrait du "Premier autocouronnement" de Victor Brauner
  • Extrait de L'œil du peintre de Pierre Mabille, dans la revue Minotaure, 1939
  • Extrait Le surréalisme et la peinture, Nouvelle édition revue et corrigée 1928-1965, André Breton, Paris, Gallimard, 1965
  • Extrait Lettre de René Char à Victor Brauner, 3 septembre 1943
  • Extrait Lettre de Victor Brauner à André Breton, 1948

Bibliographie

Intervenants
  • Conservatrice en chef au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris, auteure de "L'Ecole de Paris - l'atelier cosmopolite" (Découvertes Gallirmard)
  • Directrice du Musée Zadkine
  • Responsable de la documentation des collections modernes au MAM
  • directeur de la rédaction de Connaissance des Arts.
L'équipe
Production
Réalisation
Avec la collaboration de
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......