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Cambodge à fleur de mémoire

59 min

par Marie-Hélène Bernard, réalisation : Marie-Andrée Armynot

Cambodge
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Été 1994 à Phnom Penh : la mousson est arrivée tardivement cette année, sur les trottoirs défoncés, des groupes électrogènes vrombissent, relayant l’électricité souvent défaillante. Les forces des Nations Unies ont quitté depuis peu le pays qui est dit « pacifié » après vingt années de guerre pourtant, on circule encore peu en dehors de la capitale et l’on prend bien garde à rentrer avant la tombée de la nuit. Le Cambodge réapprend lentement à vivre, traumatisé par l’époque des Khmers rouges.

Rithy Panh, alors jeune cinéaste, est ici pour présenter devant ses compatriotes son premier long métrage de fiction, « Les gens de la rizière », avant qu’il ne soit projeté en France. Il était revenu tourner ce film au Cambodge après une dizaine d’années d’exil en France.

C’est durant ce séjour qu’il a accepté d’évoquer devant un micro sa trajectoire. Au gré d’une promenade en barque sur le Mékong, d’une visite à la rizière ou d’une soupe prise sur le trottoir, Rithy Panh se raconte : les souvenirs heureux des années 60 côtoient l’horreur des années « Pol Pot » où il a plongé à l’âge de douze ans et qui l’ont laissé presque seul survivant de sa famille, sans oublier l’émotion du retour dans son pays après la fuite en France via la Thaïlande.

Depuis, Rithy Panh a poursuivi inlassablement son travail de cinéaste, voulant aider les Cambodgiens à se « réapproprier leur identité et leurs racines ». Vingt ans ont passé, et les choses ont-elles tellement changé ?

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