LE DIRECT

La règle du jeu selon Jean-Michel Arnold

59 min

Un documentaire d'Alexandre Breton & Clotilde Pivin

Prise de son : Patrice KlunMixage : Claire Levasseur

Jean-Michel Arnold
Jean-Michel Arnold

« Arnold ? Il a un siècle de cinéma à vous raconter !... »

William Klein

« Chacun tourne en réalité autant qu’il peut ses propres songes… »

La Fontaine

Jean-Michel Arnold est un vrai « personnage » – sorte de stalker fellinien à la faconde inimitable.

Homme de cinéma, Arnold a passé le plus clair de son temps à œuvrer dans l’ombre, et si le monde du cinéma, de l'image en général, lui est indéniablement reconnaissant, c’est pour avoir dépensé une énergie phénoménale à en défendre une certaine idée, exigeante mais toujours festive – et à en être un passeur exalté. Un maître-mot dans sa bouche : fertiliser! Créer des rencontres, susciter des désirs, lancer des ponts entre le monde de l'image et la vie.

Fils de l'extravagante Christine Brisset, la « passionaria des pauvres » initiatrice du logement social des années d'après-guerre, Jean-Michel Arnold fuit tôt son Anjou natale gâtée par l'ennui et la médiocrité petite-bourgeoise. Flanqué d'une valise de livres pour seul bagage, il débarque à Montparnasse libre comme l'air. Il a quinze ans, le temps de l'insolence. L'aventure commence ainsi. Il tombe sur Langlois, qui lui offre le gîte et l'engage... comme directeur des Archives de la Cinémathèque. Là, il se lie avec des débutants talentueux comme Jacques Brissot, Chris Marker, Godard, Chabrol, Truffaut. Dans la foulée, il fait des rencontres décisives – et impayables – avec Jean Cocteau, Jean Renoir ou Michel Simon. Début des années 60, Arnold est à Alger. Avec le soutien de Langlois toujours, il se lance dans la création de la Cinémathèque Nationale Algérienne. Plaque tournante du cinéma international, y passeront amis ou compagnons de route : Sternberg, Visconti, Losey, Kurosawa, Bergman, Minelli, Chahine, les cinéastes révolutionnaires africains ou latino-américains. On retrouve Arnold dans les années 70, à Paris, où il fonde le Laboratoire Audiovisuel du CNRS avec Jean Rouch, le « frère aîné » dont il produira le film Cocorico, Monsieur Poulet. Infatigable initiateur, il produit, toujours avec ce dernier, le Festival Cinéma du Réel, participe à la création de la FEMIS, produit des centaines de reportages, entretiens, émissions et documentaires scientifiques. Et c'est dans la même foulée qu'il organise dans les années 80 les Rencontres Image & Science. Président du Conseil International du Cinéma, de la Télévision et de la Communication Audiovisuelle auprès de l’UNESCO, il nourrit son intarissable passion pour les images, lançant de nouveaux festivals (Festival du Personnage de Cinéma, Festival du Littoral), soutenant d'audacieux projets d'envergure internationale au nom de la préservation et de la conservation du patrimoine immatériel de l'humanité.

Rencontre avec un véritable Enchanteur à l'enthousiasme contagieux...

Extraits de films :

On l'appelait Christine , de Marie-José Jaubert

La Règle du jeu & French Cancan de Jean Renoir

A Nous la Liberté de René Clair

Le Fantôme d'Henri Langlois de Jacques Richard (2004)

L'équipe
Production
Avec la collaboration de

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......