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Vue d'une peinture de Jean-Michel Basquiat intitulée "Profit!" le 7 mai 2010 lors d'une rétrospective à la Fondation Beyeler à Bâle.

New York Héroïque (1/2) : "Basquiat était dans cette énergie-là de New-York"

59 min

2011 |Témoignage de l'assistant de Basquiat, Stephen Torton, qui nous fait revivre les prodigieuses années des enfants terribles de New-York au début de la décennie de 1980.

Vue d'une peinture de Jean-Michel Basquiat intitulée "Profit!" le 7 mai 2010 lors d'une rétrospective à la Fondation Beyeler à Bâle.
Vue d'une peinture de Jean-Michel Basquiat intitulée "Profit!" le 7 mai 2010 lors d'une rétrospective à la Fondation Beyeler à Bâle. Crédits : Fabrice Coffrini - AFP

New York Héroïque (1/2)  de Béatrice Leca (production) et Gaël Gillon (réalisation)

C'est le début des années 1980, ils ont vingt ans certains pas encore, ils ont voyagé, certains en Europe certains dans la rue. Ils se rencontrent par hasard : mêmes clubs, mêmes quartiers, mêmes drogues. Ils se quittent, se retrouvent, ils cherchent seuls - ils inventent la culture de cette décennie. Parmi eux, Jean-Michel Basquiat, ou John Lurie, ou Esther Balint, ou Jim Jarmush, ou Madonna, ou Toxic, ou Rammellzee. Parmi eux, l'héroïne, l'art, le hip-hop, le racisme, Miles Davis, la célébrité folle, l'argent. Parmi eux, Stephen Torton. Un an presque, il a été l'assistant de Basquiat. Lors de l'exposition Basquiat au Musée d'art moderne de la Ville de Paris, Stephen Torton se tenait au milieu des tableaux et racontait : la vie à New-York alors, la jeunesse pure à laquelle ils s'étaient entièrement offerts, la vie héroïque.

New-York attirait les gens avant la Factory [de Andy Warhol]. Tout le monde venait de quelque part, la scène hippie qui venait de Californie, c'était une scène de "rejection" mais New-York ce n'était pas une "rejection" c'était une affirmation ! La scène à New-York, ils se prenaient très au sérieux, ils croyaient qu'ils allaient bouleverser le monde ! Stephen Torton

Stephen Torton raconte les premiers tags de Basquiat dans le quartier de New-York où il habitait :

J'ai commencé à voir les SAMO© dans la rue parce que c'était vraiment exactement là où j'habitais qu'il avait choisi comme cible de son attaque. L'idée était de taguer un quartier bien précis. C'était une stratégie, il ne perdait pas de temps. Il n'a jamais tagué dans les trains, à Brooklin, dans le Bronx, à Harlem. Il a tagué dans un quartier de quinze blocs pour attirer le monde de l'art. C'était une stratégie !

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